Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Insolite

Près de 40.000 signatures pour sauver "les chats de l'INA"

lundi 18 juin 2018 à 21:01 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris

Des dizaines de chats ont élu au domicile sur le site de l'INA à Bry-sur-Marne. La plupart ont été adoptés ou sont partis. Une dizaine d'entre eux, toujours sur place, étaient nourris par les salariés jusqu'à ce que la direction demande pour des "raisons d'hygiènes" d'arrêter de les nourrir.

37.000 signatures pour la pétition "Sauvons les chats de l'INA"
37.000 signatures pour la pétition "Sauvons les chats de l'INA" © Radio France - Valentin Dunate

Bry-sur-Marne, France

Voilà un message que les salariés de l'INA ne sont pas prêt d'oublier. Le 27 avril dernier, dans l'Intranet, il était indiqué : "La prolifération des chats errants sur le site de Bry-sur-Marne est devenu problématique. Elle renvoie notamment à des questions d'hygiène et de salubrité. Aussi, en accord avec le CHST et les représentants du personnel, les services généraux procéderont, lors de la première quinzaine de mai à la suppression des abris et points de nourritures installés illégalement sur le site. Afin de respecter les consignes en vigueur sur leur lieu de travail, il est expressément demandé aux collaborateurs de ne plus nourrir ces chats". Selon les informations de France Bleu Paris, contrairement à ce qui est indiqué, ces points et abris n'étaient pas installés illégalement puisque l'ancien DRH avait lui, donné son accord verbal. 

La maltraitance animale consiste à ne pas donner suffisamment de nourriture. Les actes de cruauté c'est : les affamer pour les faire partir"

Depuis un mois donc, les abris ont été détruits et les chats affamés. Même si selon les informations de France Bleu Paris, lors d'une récente réunion la direction a récusé ces termes : "affamer" les chats, "maltraitance" ou "cruauté envers les animaux", certains salariés n'ont pas supporté cette décision. Pour une experte de la cause animale, interrogée par France Bleu Paris, il s'agit là, d'"acte de cruauté". "Je considère qu'affamer des chats, c'est un acte de cruauté". Selon Maître Isabelle Terrin (du barreau de Marseille) "La maltraitance animale consiste à ne pas donner suffisamment de nourriture. Les actes de cruauté c'est : les affamer pour les faire partir". Affamer des animaux domestiques ou des chats qui sont apprivoisés, ça correspond à des actes de cruauté" 

L'INA indique à France Bleu Paris qu'il compte finalement "nourrir" ces félins   

Les salariés choqués par cette décision n'ont pu s'exprimer publiquement, c'est donc l'amie d'une salariée qui a lancé cette pétition qui n'a cessé de prendre de l'ampleur. A un point tel, que L'INA a finalement indiqué ce lundi soir à France Bleu Paris que ces chats seront "stérilisés et nourris". Par qui ? L'INA ne le sait pas encore et c'est bien ce qui inquiète Brigitte Delplace, l'auteure de la pétition qui s'interroge sur la "concrétisation de cette annonce". "J'ai bien peur que l'INA essaie de calmer le jeu pour clore la polémique mais désormais on est très attentif et on veut savoir comment l'INA compte procéder"

Je clôturerais ma pétition lorsqu'un accord écrit de l'entreprise avec l'association de protection animale sera conclu"

Dans une lettre envoyée ce mardi matin au PDG de l'INA, elle y précise : "Je clôturerais ma pétition lorsqu'un accord écrit de l'entreprise avec l'association de protection animale sera conclu ; que je saurais, de source sûre, que les chats ont bien été pris en charge, stérilises, identifiés, trappés et relâchés sur le site de l'INA. Qu ils soient traités, enfin, avec respect ; c'est à dire reprise du nourrissage, mise d'abris en harmonie avec le site de votre futur immeuble".