Insolite

Près de Toulouse, tout un quartier victime de pneus crevés à répétition

Par Magalie Lacombe, France Bleu Toulouse jeudi 29 septembre 2016 à 16:01

Aimé Fort vit au Récébédou depuis 40 ans. Il n'avait jamais vu ça.
Aimé Fort vit au Récébédou depuis 40 ans. Il n'avait jamais vu ça. © Radio France - Magalie Lacombe

Depuis près de 3 ans, les habitants du quartier du Récébédou à Portet-sur-Garonne vivent un cauchemar. Une personne malveillante ou deséquilibrée sème des clous et des vis sur la chaussée entre le stade et les écoles et provoquent des crevaisons en série.

Des habitants de Portet-sur-Garonne sont victimes à répétition de crevaisons et pneus abîmés, depuis plus de deux ans. Ils ont d'abord cru à des mésaventures isolées avant d'en parler entre eux et de réaliser que le phénomène était plus étendu et plus ancien que ce que chacun croyait.

Les habitants du Récébédou à Portet-sur-Garonne ne comptent plus les pneus crevés et abîmés. - Aucun(e)
Les habitants du Récébédou à Portet-sur-Garonne ne comptent plus les pneus crevés et abîmés. - Collectif Récébédou

(Photo prise par le Collectif du Récébédou)

Des rondes et des aimants

Pour limiter les dégâts, ils sont nombreux maintenant à se balader entre les écoles et le stade, certains à l'aide d'un aimant, et à scruter la chaussée à la recherche de clous. D'autres ne se privent pas non plus de faire des rondes préventives, jusqu'à présent, sans succès. D'autres encore se demandent s'il ne faudrait pas installer des caméras au moins dissuasives.

Elle en prend régulièrement, au moins une fois par semaine par période, voire deux fois. 38 réparations ou changements de pneus (...) Elle est obligée d'interrompre la tournée parce que le pneu se dégonfle. Elle a un compresseur maintenant dans le coffre qu'on a acheté pour pouvoir regonfler et finir la tournée - Benoît, dont la femme est infirmière libérale et qui subit ces clous sur la route de sa tournée de patients.

Benoît et sa femme, Portésiens, ont déjà dépensé 3.000 euros pour réparer et changer leurs pneus.

40 000 euros de préjudice

A force de recouper les témoignages, ils ont créé le Collectif du Récébédou et sont sur le point de se monter en association. Ils recensent déjà 40.000 euros de préjudice, tout compris. Plusieurs d'entre eux ont déjà porté plainte. La gendarmerie refuse d'en dire plus pour le moment. La mairie de Portet-sur-Garonne, elle, aussi suit le dossier. La police municipale veille également.

Une partie du collectif du Récébédou au rond-point où les clous sont toujours parsemés. - Radio France
Une partie du collectif du Récébédou au rond-point où les clous sont toujours parsemés. © Radio France - Magalie Lacombe

Partager sur :