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Rennes : le dernier horloger de "la rue de la soif" prend sa retraite

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu
Rennes, France

A 62 ans, Yves Garel s'apprête à partir en retraite. Horloger depuis 31 ans rue Saint-Michel à Rennes, il avait pris la succession de son père. Une profession en voie de disparition.

Yves Garel
Yves Garel © Radio France - Loïck Guellec

Le 30 décembre 2017 le quartier Saint-Michel à Rennes aura perdu son dernier horloger. Il y a 31 ans quand Yves Garel a repris le commerce tenu par son père il y avait encore 3 horlogers dans le secteur, maintenant il n'en reste que 2 mais ils sont situés dans un autre quartier du centre-ville. Même s'il n'a aucune nostalgie des années passées "la rue a beaucoup changé" raconte-t-il "autrefois, c'était plus cordial il y avait un boucher, une épicerie, un marchand de jeans, il y avait plein de corps de métiers, maintenant c'est beaucoup plus individuel" explique l'horloger à propos d'une rue surnommée "la rue de la soif" qui est envahie par les bistrots.

Jusqu'à la dernière heure

Dans sa petite boutique, Yves Garel reçoit encore des clients... certains pour acheter des montres ou des pendules à prix cassés, d'autres pour réparer l'horloge de grand-mère ou la montre mécanique de grand-père. La loupe vissée sur l'oeil droit l'horloger continue sa tâche jusqu'à la dernière heure, mais ses vitrines sont vides, ça sent la fin !

Derniers jours
Derniers jours © Radio France - Loïck Guellec

L'avenir

Et après ? "Pour moi dans ce quartier-là la seule chose qui marche c'est la bouffe, une sandwicherie ou une pizzéria, mais il ne peut plus y avoir un horloger car il crèverait dans cette rue-là" explique Yves Garel "moi j'ai réussi à gagner ma vie car les gens me connaissent, c'est d'ailleurs curieux que les gens fassent plus confiance à une personne plus âgée qu'à un jeune qui démarre alors que s'il n'a pas d'expérience il a appris son métier". Yves Garel reviendra donc dans sa boutique en début d'année prochaine pour la vider complètement. Il ne gardera rien seulement ses outils et a bien l'intention de profiter de la vie. L'horloger a bon espoir de trouver un acquéreur qui lancera une nouvelle activité. "Après, quand je reviendrai dans la rue, ça sera comme promeneur tout simplement" mais il avoue tout de même qu'il aura un pincement au coeur quand il repassera devant son horlogerie.

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