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Somme : des poules adoptées pour être sauvées de l'abattoir

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Par , France Bleu Picardie

671 poules ont été sauvées, ce vendredi, dans un élevage de Saisseval, à l'Ouest d'Amiens. Ces animaux, qui étaient destinés à l'abattoir, ont été vendus à des particuliers, à l’initiative de l'association Poule pour tous.

Reynald a adopté six des 671 poules sauvées.
Reynald a adopté six des 671 poules sauvées. © Radio France - Thomas Coignac

De nouveaux mamans et papas poule, sont venus chercher leurs bébés ce vendredi. Les voitures ont défilé, à l'entrée et à la sortie d'une ferme de Saisseval. Tous étaient venus à l’initiative de l'association Poule pour Tous. Cette structure, fondé à Nantes en 2017, organise, depuis, des sauvetages de poules partout en France, environ une fois par semaine en mars, avril, mai, septembre, octobre, et novembre, un peu moins régulièrement l'été et l'hiver. Alors, hier, 671 poules ont été adoptées, sur les 1 000 qui allaient être envoyées à abattoir. 

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Des sauvetages parce que des normes imposent aux éleveurs d'envoyer leurs poules à l'abattoir lorsqu'elles atteignent l'âge de 18 mois, quand leur rythme de ponte diminue. Mais, à cet âge-là, elles ont encore encore environ "1 000 œufs à pondre, pendant environ quatre ans, avant de mourir, explique Thomas Dano, le fondateur de Poule pour Tous. Ce n'est peut être pas assez pour les éleveurs, mais pour une famille de quatre, vous prenez trois poules, ça vous fait 15-20 œufs par semaines, vous avez de quoi faire les gâteaux, les crêpes, l’œuf à la coque le jeudi, et vous en donnez aux voisins."

C'est le bon plan, il faut juste leur donner un peu d'eau et de graines, et vous avez des œufs tous les matins

Et la majorité n'en sont pas à leur première poule. "J'en avais déjà quatre, lance l'un d'eux. Mais malheureusement, un renard est passé, et il faut se réapprovisionner. C'est le bon plan, il faut juste leur donner un peu d'eau et de graines, et vous avez des œufs tous les matins. Là, j'en ai pris six... On en donne à la famille, aux amis, aux voisins...". Reynald aussi en avait quatre. Il transporte ses six nouvelles poules rousses dans un carton de tondeuse plein de paille. "Elles ont de la place, je leur ai fait un abri en palettes". 

Les adoptants avaient prévu de quoi transporter leurs nouvelles amies.
Les adoptants avaient prévu de quoi transporter leurs nouvelles amies. © Radio France - Thomas Coignac

Virginie, elle va offrir 18 (!) poules... à sa belle-mère à Bus-lès-Artois. "On voyait que l'exploitante [qui n'a pas souhaité de journalistes dans sa propriété] en avait gros sur le cœur de les laisser partir. Mais elles sont entre de bonne mains... Elles mourront de leur belle mort". Marion va encore plus loin dans l'analyse : "il y en a qui ne sont pas contents, qui disent que cinq euros c'est trop cher, mais il faut bien aider les producteurs. Sinon on se retrouve avec des poulaillers où elles sont toutes entassées, elles se marchent dessus, elles sont tellement grosses qu'elles ne peuvent plus marcher". 

Les adoptants avaient réservé leur animal sur internet, au prix de 5 euros la poule (cinq achetés, la sixième offerte). Poule pour Tous rémunère l'éleveur 1,5 euro par tête, "trois à quatre fois plus cher que ce que paie l'abattoir", assure Thomas Dano. Avec la marge, l’association organise davantage de sauvetages partout en France. "Hier on était à Reims, la semaine dernière à Angoulême... Et au mois de juillet, il nous reste un sauvetage en Mayenne", énumère-t-il. 

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