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TÉMOIGNAGE - À 46 ans, cette Strasbourgeoise retrouve son père biologique grâce à un test ADN

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu

C'est une démarche impossible et interdite en France, mais qui a permis à une Alsacienne de 46 ans de retrouver son père biologique : un test ADN. Elle s'est rapprochée d'une société israélienne et elle a retrouvé son père, âgé de 80 ans.

Morgan, 46 ans, a découvert à l'automne dernier, suite à un test ADN, l'identité de son père biologique
Morgan, 46 ans, a découvert à l'automne dernier, suite à un test ADN, l'identité de son père biologique - .

C'est un scénario digne des films les plus loufoques. Une Strasbourgeoise de 46 ans a découvert à l'automne dernier, suite à un test ADN, l'identité de son père biologique, qu'elle recherchait depuis plus de vingt ans, en vain.

Tout débute, comme souvent dans ces histoires-là, par un tabou familial et des doutes : Morgan est par exemple la seule de sa famille à avoir les yeux bleus. À force d'insister, sa mère lui avoue : son père qui l'a élevée n'est pas son père biologique. Elle cherche alors ce dernier pendant des années en vain, jusqu'à cette recherche ADN. "J'ai fait ce test il y a un an, et puis la base de données me signale de temps en temps des correspondances - des "matchs" - mais souvent ce n'est rien de bien important comme des potentiels cousins très très éloignés", explique l'Alsacienne.

Le récit de Morgan, qui a retrouvé son père biologique

Jusqu'à ce fameux 25 septembre 2020 : "Je vois sur ma boîte mail que j'ai reçu un message de cette banque de données, , donc je clique et là, je lis : "vous avez 50% d'ADN en commun avec cette personne. Estimatif : père". La jeune femme n'en croit pas ses yeux : "J'avoue que l'adrénaline est montée d'un coup, mon cœur battait la chamade, j'étais complètement choquée".

"Je ne m'attendais à rien, j'avais déjà fait des recherches généalogiques poussées. Et là... surprise !"

Même stupéfaction à l'autre bout du fil, chez Jacques, le père. Passionné de généalogie, il s'était inscrit sur la plateforme et avait donné son ADN par curiosité. "Une amie m'avait conseillé de faire ce test. Je ne m'attendais à rien, j'avais déjà fait des recherches généalogiques très poussées, j'étais remonté jusqu'au XVe siècle", raconte encore amusé le Savoyard de 80 ans. "Et là surprise : un mois après mon inscription, je découvre que j'ai une fille qui a 46 ans, ça m'a fait un sacré coup derrière la calebasse, mon Dieu".

La fille et son père s'appellent alors dès le lendemain. Ils évoquent la mère de Morgan, un amour de jeunesse qu'avait rencontré Jacques il y a près de 50 ans. Lorsqu'elle lui annonce être enceinte, le jeune homme de l'époque ne veut pas y croire : "J'ai eu un manque de responsabilité flagrant, j'étais jeune et égoïste" reconnaît aujourd'hui le père. Qui espère pouvoir rattraper - un peu - le temps perdu.

100 000 Français ont déjà eu recours à ces tests ADN

Lui est en Savoie, elle en Alsace. Mais le père et la fille se sont revus rapidement. "On a passé 24h fabuleuses ensemble. On va se revoir rapidement et avancer ensemble dans plein de choses", espère Jacques. Les deux en tout cas en ont très envie, ils ne regrettent pas du tout cette découverte et militent pour que la recherche ADN soit autorisée en France.

On estime que 100 000 Français ont déjà eu recours à ces tests ADN, qui restent pour autant interdits en France, seul pays de l'Union européenne avec la Pologne à maintenir cette interdiction, pour éviter les discriminations ethniques, de discriminations. Les tests ADN ne sont autorisées qu'à des fins médicales ou de justice.

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