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Insolite

À Ambert, une ferme collective propose un nouveau modèle agricole

lundi 28 janvier 2019 à 7:54 Par Maud Calves, France Bleu Pays d'Auvergne et France Bleu

Géré par un collectif, ce nouveau modèle agricole réunit six paysans dans une ferme collective à Ambert (Puy-de-Dôme). Un système qui permet à de jeunes agriculteurs de s'installer à moindre coût tout en profitant des avantages de la collectivité.

La ferme de Terre Rouge est gérée par un collectif d'agriculteurs.
La ferme de Terre Rouge est gérée par un collectif d'agriculteurs. © Radio France - Maud Calvès

Ambert, France

Une ferme, six paysans. Un nouveau concept agricole que François, éleveur de vaches limousines depuis vingt ans, a voulu tester. "Pour lutter contre l'isolement et permettre à des jeunes agriculteurs de s'installer sans avancer trop de trésoreries" explique-t-il. Il propose l'idée sur internet et rentre en contact avec les intéressés. Parmi eux, Martin et Mylène, éleveur de vaches laitières. Avant de faire partie du projet, ils ne se connaissaient pas. "On a testé le lieu pendant un an pour voir si cela fonctionnait. Autant la viabilité de notre projet que le fait de travailler ensemble. On s'est aperçu que ça fonctionnait bien" constate Mylène. C'est ainsi que ça marche dans cette ferme appelée "Terre Rouge". Les nouveaux arrivants testent leurs projets pendant un an, font un point tous les six mois et décident à l'issue de cette année, s'ils pérennisent leur installation.  

Le reportage au sein du collectif

Pour que le fonctionnement soit le plus équitable possible, les paysans aimeraient tous devenir propriétaires du même bien, un système de "rachat en propriété collective". Ils ont donc créé une association afin de récolter des dons et racheter le terrain au propriétaire. Ils ont donc fait un appel au financement participatif. Sur place, trois logements loués par les agriculteurs. Les loyers participent au rachat de la ferme, comme une partie des bénéfices engrangés avec l'activité agricole. 

Estela a construit son propre fournil sur l'exploitation. - Radio France
Estela a construit son propre fournil sur l'exploitation. © Radio France - Maud Calvès

Vivre ensemble

Un projet de cet ampleur, ça s'organise. Tout comme la vie en communauté. Sur place, François, Martin et Mylène, Estela au fournil ainsi qu'Emile et Boris en maraîchage. Autant de spécialité qu'il faut faire fonctionner ensemble. Tous les mois, le collectif se réunit à plusieurs reprises afin d'avancer ensemble sur le rachat de la ferme, sur le fonctionnement de la vie en communauté ou simplement pour partager des moments plus conviviaux pendant lesquels "interdiction de parler de la ferme" s'exclame Mylène. Il y a bien sûr des différends, le besoin de discuter et de débattre. Ils fonctionnent donc par consensus "pour que personne ne soit lésé". Dès qu'il y a un désaccord, tout le monde se réunit autour de la table de la cuisine, seule salle collective, jusqu'à ce que tout le monde soit satisfait. Il n'y a pas encore de chartes collectives mais les bases idéologiques de productions sont communes : une agriculture raisonnée, sans pesticides. 

Mylène, éleveuse de vaches laitières.  - Radio France
Mylène, éleveuse de vaches laitières. © Radio France - Maud Calvès

Le collectif ne veut surtout pas être catalogué comme une communauté. Ils ont donc organisé des "groupes vivriers", comprenez le prêt d'un morceau de terrain pour que les habitants alentour puissent venir expérimenter l'élevage de cochons, de poule ou réaliser un jardin. Un moment convivial pendant lequel habitants du coin et paysans peuvent échanger. Il y a même des cours de mécanique. Pour l'instant, une vingtaine d'adhérents y participent.