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Tombeau de Michel de Montaigne à Bordeaux : des indices, mais toujours pas de preuve

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

La deuxième phase d'exploration du tombeau de Michel de Montaigne avait lieu du 14 au 18 septembre au Musée d'Aquitaine à Bordeaux. Le squelette est bien celui d'un adulte. Reste à savoir s'il s'agit du philosophe.

L'équipe de chercheurs, pour la plupart des locaux, a passé cinq jours à explorer le tombeau
L'équipe de chercheurs, pour la plupart des locaux, a passé cinq jours à explorer le tombeau - L.Gauthier, mairie de Bordeaux

Le mystère demeure autour du tombeau de Michel de Montaigne, découvert dans le sous-sol du Musée d’Aquitaine à Bordeaux fin 2018. Les chercheurs cherchent à savoir si le squelette à l’intérieur est bien celui du philosophe. Une première phase d’exploration en novembre 2019 avait révélé une organisation en poupée russe à l’intérieur du tombeau. La chambre supérieure protège un cercueil en bois qui abrite un contenant en plomb. Durant la deuxième phase d’exploration, du 14 au 18 septembre, les chercheurs ont ouvert cette boîte de plomb. Et on ne sait toujours pas s’il s’agit du squelette de Montaigne.

Un squelette adulte

D'après les premières conclusions, il s'agit en tout cas d'un adulte, vraisemblablement un homme. Le squelette est bien conservé et les chercheurs ont réussi à prélever ossements, poils et fragments de tissus. Hélène Réveillas, archéo-anthropologue bordelaise responsable des opérations sur le tombeau, espérait trouver d'autres indices. "Sur le cénotaphe, il est représenté avec le collier de l'ordre de Saint-Michel, et c'est vrai que si on avait trouvé ce collier... Cela aurait été un indice très fort."

Acte de réinhumation

En fait le cœur du problème, c’est que le corps de Montaigne a été inhumé, exhumé et ré-inhumé entre le 16e et le 19e siècle. Un échange de dépouilles, à un moment donné, n’est donc pas improbable. Un acte de réinhumation daté de 1886 a été trouvé dans le tombeau, mais il n'est pas forcément fiable : 

"Les personnes qui ont rédigé ce procès-verbal peuvent s'être trompées d'individu, elles aussi, à l'époque" souligne Hélène Réveillas

La seule solution, c'est le test ADN. "L'important, c'est qu'on retrouve une descendance, pour que l'on puisse comparer l'ADN qui va être recueilli dans le contenant en plomb et l'ADN d'un descendant de Michel de Montaigne. Il faut que l'on procède à des vérifications au niveau de l'arbre généalogique. On parle d'une quinzaine de générations entre 1592, date de décès de Michel de Montaigne, et 2020." Les recherches s'annoncent fastidieuses. L'équipe espère éclaircir le mystère l'année prochaine. 

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