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Un Dijonnais part pour une course extrême en montagne de 314 kilomètres en cinq jours !

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Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Un Dijonnais se lance un défi extrême : participer au Swiss Peaks Trail, une course en montagne de 314 kilomètres, avec 22 kilomètres de dénivelée positif (de montée) au total. Bastien Deliau, 46 ans, ingénieur quand il ne crapahute pas, nous raconte sa passion pour ce sport de dingue.

Bastien Deliau sur un trail à Madère
Bastien Deliau sur un trail à Madère - DR

Un défi complètement fou attend Bastien Deliau, 46 ans, ingénieur à la ville de Dijon. Mardi 1er septembre 2020, à minuit, il prend le départ du "Swiss Peaks Trail", une course à pied en montagne dans les Alpes suisses. Les chiffres font tourner la tête, et ça n'a rien à voir avec le mal des montagnes : 314 kilomètres de course, 22 km de dénivelée positif (en montée), 24 km de dénivelée négatif (en descente). Grâce à une balise GPS placée sur son sac, vous pouvez suivre en temps réel la progression de Bastien Deliau, avec son dossard 157. Il espère arriver samedi 5 septembre au terme de ce trail, défini par le Larousse comme une "course à pied de longue distance sur un chemin ou un sentier accidenté". 

La course en Suisse sera sa première de plus de 300 kilomètres
La course en Suisse sera sa première de plus de 300 kilomètres - DR

Six heures de sommeil... en cinq jours ! 

Les conditions sont extrêmes. "J'ambitionne de dormir 6 heures sur les cinq jours de course", explique-t-il. "On dort comme on peut, si ça se passe bien dans un relais installé tous les 50 kilomètres, sur un lit de camp, si ça se passe moins bien dans un fossé, sur le bord de la route ou dans une cabane abandonnée. J'ai appris à m’écouter et à dormir en fonction de ma fatigue et pas de là où il y a le confort". Sur son dos, un sac qui pèse de 4 à 5 kilos. A l'intérieur, du matériel obligatoire, avec une couverture de survie, de quoi bander une cheville, une polaire, des gants et une lampe frontale. Bastien Deliau emporte en plus de tout ça un pantalon étanche, pour éviter d'avoir froid en cas d'intempéries. 

"Si ça se passe moins bien on dort dans un fossé, sur le bord de la route ou dans une cabane abandonnée"

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Qu'est-ce qui le fait courir ? 

Il nous raconte comment on en vient à un challenge aussi fou. "J'ai découvert le trail il y a une quinzaine d'années. Comme beaucoup de monde, à la trentaine, j'ai eu envie de continuer le sport, mais je cherchais un sport simple à faire, j'ai donc choisi la course à pied. J'ai commencé par la route, j'ai fait du 10 km, du semi-marathon, des marathons, puis j'ai découvert les forêts, les montagnes, avec des courses de 50 km, 60 km, 100 km. C'est quelque chose de très progressif. Aujourd'hui, j'en ai fait une vingtaine au-delà des 100 kilomètres". En revanche, ce sera sa toute première au-dessus des 300 km. Pour s’entraîner, il cherche en Côte-d'Or des endroits avec de la roche et du dénivelée, par exemple du côté de Velars-sur-Ouche ou de Mâlain.

Une vie organisée autour de sa passion

Forcément, un sport aussi intense demande une certaine rigueur, une certaine hygiène de vie. Ancien fumeur - il a arrêté il y a plus de 15 ans - végétarien depuis quatre ans, il ne mange que bio, beaucoup de légumes ou de fruits mais "ne crache pas sur un ou deux verres de vin ou des bières". "Dans ma vie, à chaque fois que j'ai changé de travail, ma réflexion portait aussi sur ma capacité à aller m’entraîner et à aller courir, raconte-t-il. Vu l'investissement qu'on y met, pour moi 500 heures de sport par an, il faut être avec quelqu’un qui accepte". Sa femme, Aline, le suit dans ses courses. 

"Je fais 500 heures de sport par an"

Mais l'investissement est aussi financier : entre le matériel, l'alimentation, les logements, les inscriptions, sa  passion lui coûte entre 3500 et 4000 euros par an, s'il reste en France, davantage si c'est à l'étranger puisqu'il faut rajouter le billet d'avion. Par exemple, l'inscription pour la course à laquelle il participe en ce moment en Suisse coûte 750 euros !

Sur la "Diagonale des Fous", une traversée de l'Île de la Réunion de plus de 160 kilomètres, l'un des trails les plus difficiles du monde !
Sur la "Diagonale des Fous", une traversée de l'Île de la Réunion de plus de 160 kilomètres, l'un des trails les plus difficiles du monde ! - DR
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