Insolite

Il escalade la cathédrale de Strasbourg pour hisser sur la flèche le drapeau blanc

Par Aude Raso, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu mercredi 23 mars 2016 à 19:50

Un drapeau blanc déployé en haut de la cathédrale de Strasbourg
Un drapeau blanc déployé en haut de la cathédrale de Strasbourg © Radio France - Capture d'écran Youtube

Un inconnu s'est filmé dans la nuit de mardi à mercredi en train de planter un drapeau blanc au sommet de la cathédrale de Strasbourg. Dans un message, il revendique un symbole de paix en "réponse aux attentats de Bruxelles". Un coup d'éclat dangereux qui fait réagir la ville de Strasbourg.

La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux en quelques heures, ce mercredi. A aucun moment, on ne voit le visage de cet homme qui escalade sans un mot, à mains nues et en pleine nuit la cathédrale de Strasbourg et filme son ascension avec une petite caméra. Essoufflé, exposé au vent, il parvient au sommet de la flèche. C'est donc à 142 mètres de hauteur qu'on le voit déployer ce drapeau blanc.

Dans un message anonyme adressé aux Dernières nouvelles d'Alsace, l'homme revendique une réponse aux attentats de Bruxelles : "Nous avons pensé que ce symbole pouvait être de bon augure en ces temps troubles". Dès mercredi matin, la vidéo faisait le tour des réseaux sociaux... et divisait la toile entre messages de félicitations et indignation.

"Il faut quand même rappeler que ce genre de coup d'éclat est illégal, souligne Alain Fontanel, premier adjoint au maire de Strasbourg en charge de L'Oeuvre Notre-Dame - qui gère la cathédrale. C'est dangereux pour les personnes qui montent... et pour les autres ! Une pierre peut tomber à tout moment".

Bientôt des caméras de surveillance ?

Mais il est bien difficile d'empêcher ces escalades intempestives... On se souvient qu'en 2011, un étudiant éméché avait tenté l'escalade. L'année dernière, un autre jeune homme s'était filmé lui aussi pour faire sensation sur les réseaux sociaux. La Ville de Strasbourg envisage d'installer des caméras de surveillance pour identifier - et pouvoir condamner - ces alpinistes amateurs.