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Insolite

Un immeuble dijonnais envahi par les blattes

-
Par , France Bleu Bourgogne, France Bleu

Gros coup de cafard pour les résidents d'une résidence HLM de 6 étages boulevard Mansart à Dijon. Depuis la fin du mois de mai, les blattes ont pris possession des lieux, et jusqu’ici la lutte est inefficace.

Discrets dans la journée, comme cet individu isolé sur un mur, les cafards attendent la nuit pour sortir en masse
Discrets dans la journée, comme cet individu isolé sur un mur, les cafards attendent la nuit pour sortir en masse © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

L’immeuble situé au 7 du boulevard Mansart à Dijon a l’air plutôt correct, et pourtant, du 6e étage jusqu'au local poubelles, les habitants se battent contre les bestioles. Boualem Korichi, qui vit au rez-de-chaussée, témoigne de cette lutte sans fin : « une nuit j’en ai vu un, puis deux, après ça a été terrible. Ça a été vraiment une quarantaine, une cinquantaine par nuit. Et ça rentre de partout ».

Plusieurs traitements en vain

Au 6e et dernier étage, Suzanne Faitot dresse le même constat : « ça fait 19 ans que j’habite là, c’est la première année que j’ai des bestioles comme ça. J’en ai dans ma chambre, sous mon évier, dans ma salle de bain. J’en ai trouvé un vivant dans le congélateur, je ne sais pas comment il a fait pour y entrer ».  

Pièges à blattes, bombes insecticides, les locataires ont tenté en vain de juguler cette invasion par leurs propres moyens. Tout serait parti du manque d'hygiène d'un locataire au dernier étage, dont les autres habitants demandent le départ. Au 4e étage, Haridas Mouchiquel a envoyé des courriers à la police, au service d’hygiène de la ville, à l’élu municipal en charge du quartier, et bien sûr au bailleur social Grand Dijon Habitat, qui a fini par envoyer à plusieurs reprises une entreprise de désinsectisation. 

Suzanne Faitot et son voisin Haridas Mouchiquel, en ont assez de se battre depuis plusieurs mois contre les blattes - Radio France
Suzanne Faitot et son voisin Haridas Mouchiquel, en ont assez de se battre depuis plusieurs mois contre les blattes © Radio France - Jacky Page

"Ça nous tue nous, mais pas les blattes !"

Celle-ci a pulvérisé un produit insecticide dans les logements. « Il faut ensuite fermer l’appartement », témoigne Michèle Mouchiquel, « ensuite sortir pendant trois ou quatre heures, puis rentrer et tout ouvrir. C’est très fort, ça brûle la gorge et les yeux ». 

Boualem Korichi, a pour sa part dû confier son jeune fils à ses beaux-parents pendant une semaine : « mon enfant a été touché par le produit, il avait la peau enflée, avec des yeux rouges ». Et de conclure : « ça nous tue, mais ça ne tue pas les blattes ! ».

Désinsectisation générale de l'immeuble en septembre

Quelques jours après chaque traitement, les cafards reviennent en force. Il faut dire que le désinsectiseur n'a pas pu accéder à tous les appartements. Alors les grands moyens vont être employés en septembre, lorsque tout le monde sera rentré de vacances. 

C'est tout l'immeuble qui sera traité, annonce Alain Germain, directeur général adjoint de Grand Dijon Habitat : « nous allons faire une campagne de désinsectisation générale. Nous allons demander à l’entreprise partenaire d’intervenir sur l’ensemble des logements et des parties communes. » Et il prévient les locataires récalcitrants : « si nous n’avons pas accès à certains logements, nous serons prêts à utiliser tous les moyens légaux, y compris de faire intervenir un huissier pour pouvoir les ouvrir ».