Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Insolite

"Un jour, tu vieilliras..." : quand le CCAS d'Orléans produit un long-métrage

jeudi 7 février 2019 à 5:31 Par François Guéroult et Eric Normand, France Bleu Orléans

C'est un film unique en son genre : "Un jour, tu vieilliras..." est un film de fiction, réalisé par Edouard Carrion, mais produit et co-financé par le Centre communal d'action sociale d'Orléans. Objectif : sensibiliser à la question des personnes âgées isolées.

"Un jour, tu vieilliras..." est un film de fiction réalisé par Edouard Carrion et produit par le CCAS d'Orléans
"Un jour, tu vieilliras..." est un film de fiction réalisé par Edouard Carrion et produit par le CCAS d'Orléans - Document Ville d'Orléans

Orléans, France

"Un jour, tu vieilliras..." Le point de départ de ce film, c'est un constat préoccupant dressé par le CCAS d'Orléans (Centre communal d'action sociale), dont Alexandrine Leclerc, l'adjointe à la famille et aux solidarités à Orléans, est vice-présidente : "En ville, les personnes âgées peuvent être aussi isolées qu'en milieu rural. On a parfois l'image que la ville, c'est plus vivant, mais en fait, cela n'empêche pas l'isolement. Au CCAS, on a souvent ce genre de situations : une personne âgée de 85 ans, sans aucune aide à domicile, et qu'on découvre quand les pompiers ont été appelés par exemple parce qu'elle a fait une chute. Et on découvre alors une personne recluse chez elle, qui ne sort plus, qui ne voit plus personne... On s'est dit : il faut qu'on agisse, qu'on fasse quelque chose."

69 personnes âgées ont participé au projet

Ce quelque chose, c'est donc ce film, confié au réalisateur Edouard Carrion. Celui-ci a choisi la fiction plutôt que le documentaire, "parce ce que la fiction a l'avantage de toucher un public plus large, on peut jouer sur le ressort des émotions et maîtriser l'écriture, alors que, dans un documentaire, on subit parfois ce qu'il se passe." L'histoire raconte ainsi la rencontre entre une femme de 80 ans, qui glisse dans la solitude et le repli sur soi, et un homme de 60 ans à qui son employeur impose de passer du temps auprès d'une association d'aide aux personnages âgées, dans le cadre d'une opération de mécénat : "Cet homme, c'est un peu le regard de Monsieur tout le monde, et par conséquent, le mien, c'est-à-dire d'aller vers cet univers qu'on ne connaît pas", souligne le cinéaste.

Le CCAS d'Orléans a supporté un tiers du budget (31 000 €), le reste du financement a été apporté surtout par l'Etat, via la Conférence départementale de prévention de perte d'autonomie (dont les fonds sont gérés par le Département). Mais c'est un budget modeste : 90 000 €, 5 semaines de tournage, seuls les 2 personnages principaux sont joués par des acteurs professionnels (Bénédicte Bianchin et Christophe Thébault). Le CCAS a donc fourni des figurants, et surtout, pour écrire le scénario, Edouard Carrion a rencontré au préalable 69 personnes âgées isolées ou en structure à Orléans, un véritable travail d'enquête pendant 5 mois. "C'était la condition : que des personnes âgées isolées participent d'une manière ou d'une autre à ce projet, souligne Alexandrine Leclerc. Il y a eu effectivement des entretiens avec des personnes que nous avions repérées, d'autres ont été figurantes, il y a eu tout ce travail de lien social qui s'est créé autour du film." Le tournage a eu lieu à Orléans, notamment dans des appartements prêtés par le bailleur social Pierre et Lumières, au Lab'O ou encore dans le café du théâtre.

Un message d'espoir

A l'arrivée, ce film a pour but de sensibiliser, mais il est aussi porteur d'espoir. "Ce que j'ai découvert, indique Edouard Carrion, c'est que pour aider ces personnes, il faut d'abord être en paix avec soi-même. Cela nous ramène à une réflexion sur notre propre vécu. Je n'y pensais pas, moi, à la vieillesse et le fait d'avoir travaillé sur le sujet pendant un an, je me dis que cela s'apprend, de vieillir - et puis ce n'est pas forcément un naufrage, la vieillesse, c'est aussi une forme de dénuement, d'aller à l'essentiel." Le film se conclut d'ailleurs sur un happy end auquel tenait le réalisateur : "Cela se termine bien parce qu'il y a de l'amour et de la générosité et qu'il y a des gens qui se tendent la main. C'est ça, le message principal de ce film : à partir du moment où on va l'un vers l'autre et qu'on prend le temps d'y aller, tout est possible." Une interview à écouter ci-dessous :

Interview d'Edouard Carrion au micro d'Eric Normand

A découvrir également, la bande-annonce du film :

Prochaines diffusions du film dans le Loiret

  • À La Fabrique, à Meung-sur-Loire ce jeudi 7 février à 20h30
  • À  Saint-Pryvé le 16 mars à 15h
  • Salle Montission à Saint-Jean-le-Blanc le 23 mars à 15h30
  • À Saint-Jean-de-Braye le 3 avril à 14h30
  • À Boigny-sur-Bionne le 25 avril à 14h30
  • Salle Tivoli à Montargis, le 14 mai à 15h30
  • À Saint -Denis-en-Val le 24 mai
  • À Chécy le 9 octobre