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Insolite

Un romancier s'empare de l'histoire de Meymac-près-Bordeaux !

jeudi 31 août 2017 à 9:28 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

L'histoire du négoce de vin de Meymac-près-Bordeaux sert de cadre à d'un roman qui vient de paraître. Il a pour titre : Corrèze-près-Bordeaux. Son auteur, Florian Arfeuillère, était notre invité ce jeudi matin.

Où l'on apprend que 25% du Pomerol est produit par des familles corréziennes !
Où l'on apprend que 25% du Pomerol est produit par des familles corréziennes ! © Radio France - (illustration)

Meymac, France

C'est une page d'histoire corrézienne et bordelaise. Le négoce de vin connu sous le nom de Meymac-près-Bordeaux a inspiré un roman à un jeune auteur d'origine corrézienne. Le livre, intitulé "Corrèze-près-Bordeaux" vient de sortir aux édition La Geste. Florian Arfeuillère a dit ce qui l'avait inspiré à Philippe Graziani. Il était l'invité de France Bleu Limousin à 8h15.

C'est votre premier livre. Qu'est-ce qui a conduit un homme d'affaires comme vous à s'intéresser à cette histoire ?

D'abord, c'est l'histoire de ma région d'origine, la Corrèze, où j'ai des racines familiales très anciennes. Ensuite, le vin m'intéresse beaucoup et j'aime le déguster ! J'ai également travailler en Belgique. Et enfin, l'histoire des marchands de vin me plaît par rapport à mon parcours personnel, puisque j'ai bourlingué plutôt du côté de l'Asie, mais je me suis senti parfois dans la peau de ces migrants hors de leur confort et devant créer du neuf à partir de pas grand-chose.

Vous parliez de la Belgique, parce que l'histoire de Meymac-près-Bordeaux est intimement liée à la Belgique...

Exactement, puisque l'histoire ce sont au départ des paysans partis de Corrèze comme migrants saisonniers au début. Et ils ont trouvé l'idée d'aller vendre du vin de Bordeaux dans le nord de la France et en Belgique, et c'est là où il y a un côté un peu folklorique, c'est qu'ils se sont fait passer pour des gens de Bordeaux, alors qu'on le sait, la Corrèze est quand même éloignée de plus de 300 km !

L'auteur est parti de faits réels qu'il a romancés, sur le négoce de vin par des familles corréziennes - Aucun(e)
L'auteur est parti de faits réels qu'il a romancés, sur le négoce de vin par des familles corréziennes

C'est une arnaque, donc...

Alors oui et non... Il y a un côté un peu "légende". C'est à dire qu'il y a un côté un peu humoristique et puis comme on parle aux Belges, c'est vrai qu'on a tendance à transformer ça en blague belge. Comme par exemple quand on raconte que lorsque les acheteurs venaient à Meymac et demandaient à voir les vignes, évidemment il n'y en avait pas, on leur répondait que les vignes étaient rentrées pour l'hiver ! C'est le côté folklorique. La réalité, certaine, c'est que le vin vendu par les Corréziens était de très bonne qualité, que c'étaient de très habiles commerçants, et que c'est ce qui a permis de faire durer cette histoire.

C'est une histoire qui ne serait plus possible aujourd'hui ?

Ah, c'est une histoire qui continue d'une certaine façon, puisqu'il y a toujours des gens qui vendent du vin de façon ponctuelle ou plus pérenne. J'en ai rencontré, et c'est tout à fait amusant et émouvant de les voir. Après, les moyens actuels sont un peu différents. Il faut savoir aussi que c'est une histoire qui se perpétue avec les nombreuses propriétés dans le Bordelais qui ont été achetées par des Corréziens. Peu de gens le savent, mais 25% du Pomerol est produit par des familles d'origine corrézienne, dont des fleurons comme Pétrus ! On peut également dire que 15% du Saint-Emilion est produit par des familles corréziennes. Donc ça a une actualité et une force économique tout à fait formidables.

D'où le titre de votre livre, "Corrèze"-près-Bordeaux et non pas seulement "Meymac" près Bordeaux ?

Alors il faut savoir qu'il y a eu d'autres villages avoisinants, comme Combressol, Davignac, Ambrugeat... mais aussi plus loin comme Ussel, Saint-Angel et également un nombre important de personnes venues de la région d'Argentat.

Et donc, c'est un roman. Qu'y a-t-il de romanesque dans cette histoire ?

Elle l'est complètement. Au départ, il y a un pionnier, dont on ne connaît pas totalement les origines, qui est entouré de mystère lorsqu'il arrive en Belgique. Ce qui est certain, c'est qu'il s'enrichit rapidement puisqu'il achète des propriétés et il va perdre tout, faire faillite avant de refaire fortune : ça, c'est l'histoire réelle. Après, j'y ai associé deux personnages que j'ai créés.

Il reste encore quelque-chose de cette histoire à Meymac ?

Elle est présente partout. Déjà, il y a l'association "les amis de Meymac-près-Bordeaux", extrêmement active. Et puis si vous vous promenez dans Meymac, vous verrez nombre de maisons bourgeoises, de tours, qui datent de cette époque-là et qui sont le signe de la réussite des familles. Et les familles installées dans le Bordelais ont gardé des liens en Corrèze.