Insolite

Une nouvelle vie pour l'ex-footballeur Laurent Tomczyk

Par Stéphanie Denevault, France Bleu Mayenne mardi 18 octobre 2016 à 4:05

Laurent Tomczyk dans son bureau de la maison de quartier Laval Nord
Laurent Tomczyk dans son bureau de la maison de quartier Laval Nord © Radio France - Stéphanie Denevault

L'ancien attaquant du Stade Lavallois, ou encore de l'AS Monaco dans les années 90, raccroche définitivement les crampons. Il vient d'être nommé directeur de la maison de quartier de Laval Nord.

Il a été attaquant, il a marqué des buts, puis il est devenu entraineur à l'US Changé ou encore au Bourny. Aujourd'hui Laurent Tomczyk a 45 ans, et il a décidé de changer de vie, ou plutôt de carrière. Un peu dégouté par le monde du football, un sport qui lui a pourtant permis de quitter sa cité d'Alès dans le Gard : "Nous, c'était football, vieilles cabanes, les copains, le vélo, vu que le temps s'y prêtait, on était toujours dehors. Il y avait un brassage multiculturel, j'en parle avec beaucoup de nostalgie, qui était énorme. On était dans un quartier de gens qui arrivaient de l'étranger pour travailler dans les mines." Laurent Tomczyk, petit-fils d'immigré polonais et espagnol.

Le football, un milieu compliqué...j'en dirais pas plus...

Après 14 ans de carrière comme joueur, il décide de passer ses diplômes d'entraineur parce que dit-il "il y a la fibre éducateur qui est forte chez moi." Ainsi il va entraîner l'US Changé, La Vitréenne et l'AS Bourny. Des aventures qui ne durent pas très longtemps et qui ne se finissent pas forcément bien. Alors régulièrement, il va faire un tour sur les sites d'embauches d'éducateur sportif et voit un poste à la ville de Laval. Il postule, mais son CV et son diplôme d'entraineur font la différence, la ville de Laval lui propose de prendre un poste vacant, celui de directeur de la maison de quartier de Laval Nord. Laurent Tomczyk saute sur l'occasion. Cet enfant des quartiers et ancien footballeur pro sait qu'il va devoir faire ses preuves, mais il ne compte pas sur son passé pour faire sa place : "Moi qui je suis? Qu'est-ce que j'ai fait de plus que les autres? Le foot, c'est forcément plus visible mais mon beau-père qui a travaillé 30 ans aux Coutils, qui travaillait la nuit, c'était bien plus difficile que ce que j'ai pu faire, et surtout moins valorisé."

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