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Insolite

Une Transat pour rejoindre les JMJ au Panama

lundi 9 juillet 2018 à 15:34 Par Morgane Heuclin-Reffait, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

25 jeunes et 4 skippers vont se lancer fin août dans une traversée de l'Atlantique à bord de quatre voiliers, pour rejoindre le Panama où se tiendront les Journées Mondiales de la Jeunesse en janvier 2019. Plusieurs escales sont prévues dans des sites religieux symboliques.

Quelques uns des skippers et équipiers étaient réunis à Saint-Malo hier pour poursuivre leurs préparatifs
Quelques uns des skippers et équipiers étaient réunis à Saint-Malo hier pour poursuivre leurs préparatifs © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Saint-Malo, France

La plupart n'ont jamais navigué mais ils vont entamer fin août une traversée de l'Atlantique à la voile pour rejoindre les Journées Mondiales de la Jeunesse au Panama, en Amérique centrale. 25 jeunes, 4 skippers ainsi qu'une famille qui a décidé de se joindre à l'aventure vont ainsi partir de Brest à la fin de l'été pour quatre mois et demi de voyages, entre mer, océan, et escales.

Larguer les amarres

"On a déjà fait un entrainement de quatre jours dans les îles anglo-normandes, explique Flore, 22 ans, mais un long voyage de près de cinq mois, c'est une première !". Comme la plupart des jeunes qui participent à l'aventure, la navigation lui est inconnue. Cela ne préoccupe pas Thierry Pichon, l'un des skippers :

Ils ont tous des profils de chefs scouts, ils sont dégourdis et ont l'habitude de l'aventure ! Il y a quelques équipiers qui ont compris comment barrer, donc on s'organisera.

Avec six à dix équipiers par bateau, accompagnés d'un skipper et d'un aumônier sur certaines parties de la traversée, chacun devra participer pour arriver à bon port. Des roulements par tranches de six heures sont prévus. Cela n'effraie pas Anne-Laurence : "la nuit, c'est sûr qu'il faudra lutter contre le sommeil, mais ce sera magnifique ! On aura le soleil qui se lève au dessus des vagues lorsqu'on ira se coucher, ce sera une ambiance très particulière !"

Travail et vie en communauté

"Ce sont les jeunes qui ont travaillé pour préparer ce voyage, ou plutôt ce pèlerinage, explique Jean-Yves Robert, un autre skipper. Ils ont fait des groupes de travail pour le budget, la communication, l'organisation des escales"

Les équipages vont d'ailleurs changer régulièrement "pour éviter que des sous-groupes se forment, ajoute-t-il. L'objectif c'est de vivre tous en communauté". "Ça va permettre de rencontrer tous les équipiers, se réjouit Anne-Laurence, car même si on prépare la traversée ensemble, on est tous répartis à travers la France, chacun chez soi devant son ordinateur".

Prières et religion au coeur du voyage

Cette traversée de l'Atlantique, c'est comme un défi pour Flore : 

L'objectif des JMJ, c'est de se mettre en marche et d'y aller, pas seulement physiquement mais au niveau spirituel. 

"Pour l'heure on a des aumôniers qui peuvent embarquer avec nous seulement sur un tiers du trajet complet, c'est ce qui m'embête", indique Thierry Pichon.

A bord, il y aura des bibliothèques spécifiquement dédiées aux ouvrages religieux, en parallèle des livres amenés par chacun. Certains ont aussi préparé les carnets de chants pour les prières. Pour Anne-Laurence, prendre le large c'est l'occasion rêvée pour "avoir un temps de retraite qui permet de se recentrer", avant d'entamer sa thèse à son retour en France.

Le voyage va également être marqué par plusieurs escales : "on s'arrêtera à Saint-Jacques de Compostelle, Fatima au Portugal, dans l'Atlas au Maroc, à Dakar pendant une semaine pour aller à la rencontre de trois communautés religieuses, énumère Thierry Pichon. Ce sont des escales qui ont du sens au niveau spirituel ou humain".

Derniers préparatifs

A un mois et demi du départ, il reste encore à trouver des fonds pour boucler le budget, via une cagnotte en ligne notamment, mais aussi à préparer les embarcations. "On a encore besoin d'un coup de main pour finir de retaper les voiliers d'ici le 28 août. Il y a des choses simples à faire comme de la peinture ou des étagères qui me prennent du temps, alors qu'il y a d'autres travaux plus techniques où il faut vraiment une expérience de skipper", explique Thierry Pichon.

"J'ai quatre pages de to-do list, sans compter la wish list, les choses qu'on voudrait faire mais pour lesquelles le temps manque, plaisante Thierry Pichon. _Si le Seigneur pouvait nous faire des journées de 48 heures au lieu de 24 pour le mois qui vient, ce serait pas mal !_"