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Dossier : Journée spéciale "Tous en terrasse", le 19 mai

La Vallée des Singes rouvre avec toutes les précautions pour protéger ses primates

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Par , France Bleu Poitou

La Vallée des Singes rouvre ses portes au public ce mercredi 19 mai, après sept mois de fermeture. Si les primates devraient vite se réhabituer à la foule des visiteurs, les équipes restent vigilantes pour les protéger de toute exposition au coronavirus.

Les lémuriens ne sont pas franchement préoccupés par les nouvelles têtes après des mois sans public
Les lémuriens ne sont pas franchement préoccupés par les nouvelles têtes après des mois sans public © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Ils n'ont vu pratiquement personne à part leurs soigneurs depuis sept mois : pour les 450 primates de la Vallée des Singes, dans le sud de la Vienne, un tel isolement est inédit. D'ordinaire, le parc ne ferme qu'entre novembre et février. Avec la crise sanitaire, il a fallu fermer les portes dès mi-octobre pour ne les rouvrir que ce mercredi. 

Une réadaptation rapide

Parmi les équipes de soigneurs, aucune crainte sur la capacité des singes à se réadapter à la venue du public. "La première journée, ils vont peut-être se demander qui c'est, mais après, ça va aller tout seul", lance Quentin Raphoz, un des soigneurs. Certaines espèces comme les lémuriens sont particulièrement indifférente à la présence des humains autour : "les gibons et les capucins vont être plus curieux", précise le soigneur. _"_Certains animaux vont être très contents de revoir du monde, c'est un enrichissement pour eux et une attraction, les primates passent beaucoup de temps à observer les visiteurs, leurs attitudes, leurs vêtements", lance Jean-Pascal Guéry, directeur général adjoint du parc.

"Des jeunes qui sont nés à l'automne ou l'été dernier, qui n'ont pas vu beaucoup de visiteurs, vont devoir apprendre à partager leur espace", explique-t-il. Certaines espèces de petits singes évoluent en effet en liberté au sein du parc, sautant de branches en branches ou se prélassant au milieu des chemins, parmi les visiteurs. Dans l'ensemble, le retour du public ne devrait pas perturber leurs habitudes : _"_le seul changement, ce sera les nourrissages plus fréquents et à heures fixes devant les visiteurs", précise Jean-Pascal Guéry. 

Protéger les singes face au covid

Si la réouverture l'été dernier s'était faite avec le port du masque obligatoire seulement en intérieur, ce sera cette fois le cas dans toute l'enceinte du parc animalier, à l'exception des espaces de restauration. "Les gens ont pris conscience entre eux qu'ils doivent respecter les gestes barrières, on doit leur faire comprendre qu'ils sont nécessaires aussi avec les primates", explique le directeur adjoint du parc. 

Des cas de transmission du coronavirus de l'homme au singe ont en effet été recensés. "On sait que tous les primates sont sensibles, que ce soit les petits ou les grands singes plus proches de nous", précise Jean-Pascal Guéry. Déjà en temps normal, les enclos sont pensés pour protéger les animaux de potentielles maladies. "Les canaux dans les enclos des grands singes font sept mètres de large justement pour _les préserver de tout ce que les visiteurs pourraient ramener ou transmettre en toussant_", indique-t-il.

Survie financière

Pour la Vallée des Singes, la réouverture est un énorme soulagement. Si l'Etat a accordé des aides pour le chômage partiel, au même titre que les commerces jugés non-essentiels, la prise en charge des frais de fonctionnement n'a été que très faible estime le directeur adjoint. "On a un budget nourriture de 15.000 euros par mois, juste pour les fruits et légumes frais, sans parler des compléments alimentaires, explique Jean-Pascal Guéry. On a eu une seule aide de 55.000 euros au début du premier confinement." De quoi couvrir trois mois et demi de frais sur neuf mois au total de fermeture. 

Le budget s'est d'ailleurs alourdi dernièrement, avec des prix pour les fruits et légumes à la hausse. "On se retrouve avec des coûts plus élevés alors qu'on était fermé au public avec aucune rentrée d'argent, constate le directeur-adjoint du parc. On a encore un peu de réserve financière heureusement. On espère que les visiteurs viendront dès la réouverture. Je pense que tout le monde a besoin de sortir et prendre l'air."

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