Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Insolite

VIDÉO - On a visité le bunker à vendre en plein centre-ville de Saint-Lô

Une agence immobilière met en vente un blockhaus de la Seconde Guerre mondiale, situé en pleine ville de Saint-Lô, dans la Manche. L'annonce attire des curieux de la France entière. France Bleu Cotentin l'a visité.

L'extérieur du bunker, dans le quartier de l'école des Palliers à Saint-Lô.
L'extérieur du bunker, dans le quartier de l'école des Palliers à Saint-Lô. © Radio France - Marc Bertrand

Saint-Lô, France

L'annonce ne dit pas "proche école et tous commerces", mais elle pourrait. 200 mètres carrés, huit pièces, vue imprenable. Construction 1942, fabrication... germanique. Un blockhaus de la Seconde Guerre mondiale est à vendre sur les petites annonces immobilières de Saint-Lô. Il est situé rue des Boujoineurs, tout près de l'école des Palliers. Son prix ? 62.000 euros.

"Je reçois des appels de toute la France", explique Annie Dupard, agente immobilière chargée de vendre le mastodonte de béton armé. Surtout des curieux, et des passionnés : "Un monsieur du Nord de la France, un historien, m'a appelée dès qu'il a vu l'annonce. Il veut le garder tel quel, et y installer sa caravane l'été".

Construit pour abriter l'état-major allemand 

Construit en 1942, le blockhaus devait protéger l'état-major allemand, installé dans le château de Commines, en cas d'attaque aérienne. Le bunker a d'ailleurs été construit au fond du jardin du domaine. Jean Mignon, ancien élu saint-lois et ex-conservateur du mémorial de la ville, a grandi à 500 mètres du bunker.

J'ai souvent dit aux Américains, en passant ma main sur un plan de la ville : vous avez tout rasé, sauf l'état-major allemand !"

Il avait 14 ans lors de sa construction : "Les Allemands avaient mis une palissade en bois, on regardait par les trous et la sentinelle nous criait : raus, raus !". Selon lui, le bunker, et la maison de Commines toute proches, ont bizarrement été épargnés par les bombardements américains au moment du Débarquement.

Exercices des pompiers et vente aux enchères

La suite de l'histoire du bunker est plus floue. Un temps propriété du département, il a servi pour les entraînements des pompiers en milieu confiné, avant d'être revendu aux enchères en 2002. Il n'est pas classé, alors un propriétaire privé l'achète avec le projet de construire un bâtiment par-dessus - le bunker "peut très bien faire office de fondation pour construire une maison", selon Annie Dupard. 

L'installation électrique est d'époque !"

L'homme a aujourd'hui décidé de le vendre, avec le terrain sur lequel il est situé, d'environ un hectare. A 62 000 euros, "c'est pas cher pour ce que c'est, un patrimoine inestimable ! c'est ce que m'a dit un passionné parisien qui m'a appelé pour se renseigner", explique l'agente immobilière.