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Insolite

VIDÉO - En Haute-Savoie, un jardinier fertilise ses tomates avec de l'urine

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Près d'Annecy, en Haute-Savoie, un jardinier a décidé d'utiliser son urine pour fertiliser ses tomates. "Il faut briser le tabou, c'est un excellent engrais", assure-t-il.

A Epagny près d'Annecy (Haute-Savoie), un jardinier a décidé d'utiliser son urine pour fertiliser ses tomates.
A Epagny près d'Annecy (Haute-Savoie), un jardinier a décidé d'utiliser son urine pour fertiliser ses tomates. © Radio France - Richard Vivion

Haute-Savoie, France

À Épagny, près d'Annecy, un jardinier a décidé d'utiliser son urine pour remplacer les engrais. "Il faut briser le tabou, c'est un excellent engrais", explique Robert Cossette avec un sourire. Ce jardinier, à l’accent québécois très prononcé, nous explique le procédé : il utilise son urine, qu'il dilue très largement dans de l'eau. "Il ne faut pas dépasser 5% d'urine sur l'arrosage global" détaille-t-il, "donc il ne faut pas le faire de manière systématique". Il remplit ensuite des bouteilles en plastique de ce mélange, les bouche avec un diffuseur goutte-à-goutte qu’il a lui même conçu (Solar-Dripper) et les plante dans la terre, tout près de ses pieds de tomates.

"Il faut briser le tabou" - Robert Cossette 

Économique et surtout, écologique

Ce qui l'a décidé à utiliser ce procédé peu connu ? "Acheter de l'engrais c'est bien gentil, mais la bouteille d'engrais qu'on paie 7 ou 8 euros dans un magasin, souvent, on en a pas besoin entièrement et elle termine dans le placard ou sera gaspillée" raconte Robert Cossette. Créer son propre engrais est donc économique ET écologique selon lui. "Le gros bénéfice écologique, c'est aussi de protéger les milieux aquatiques de ces polluants là [les engrais chimiques NDLR]". 

Une étude de chercheurs grenoblois a révélé que l'urine contient de très nombreux nutriments indispensables aux plantes : oligo-éléments, azote, phosphore, potassium... 

Pour Robert Cossette, il faut "sortir de cette pudeur, de ce tabou. Les gens doivent se dire 'aujourd’hui je mange du maïs fertilisé avec du purin de porc. C'est du pipi et du caca de porc...'. Et au final, c'est un très bon engrais !" assure-t-il avant de se régaler de ses tomates... qu'il cueille et déguste à même le pied, dans son jardin. 

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