Insolite

VIDÉO - À 3.700m d'altitude, un saut en parachute à couper le souffle

Par Géraldine Marcon et Stéphane Barbereau, France Bleu Orléans et France Bleu jeudi 8 septembre 2016 à 16:08

45 secondes de chute libre avant de voler quelques minutes au-dessus de la base de Bricy.
45 secondes de chute libre avant de voler quelques minutes au-dessus de la base de Bricy. - ©Paquet / Armée de l’Air

Ce mercredi, à l’occasion des 80 ans de la base aérienne de Bricy dans le Loiret, le reporter de France Bleu Orléans, Stéphane Barbereau, a effectué un saut un parachute avec les hommes du Centre air saut en vol. Une chute libre de 45 secondes à revivre en images !

Le ciel est dégagé, ce mercredi matin, au-dessus de la base aérienne 123 d'Orléans-Bricy. Pas un nuage, grand soleil, le temps est radicalement différent des deux journées précédentes où l'on avait dû annuler le saut pour cause de "plafond nuageux" trop bas. Mais cette fois, le temps est idéal pour un saut en parachute. Rendez-vous est pris avec deux instructeurs du CASV (le centre air saut en vol), une unité spécialisée chargée de former les parachutistes de l'armée de l'air.

Les derniers préparatifs avant le décollage pour les parachutistes de l'armée de l'air - Radio France
Les derniers préparatifs avant le décollage pour les parachutistes de l'armée de l'air © Radio France - Stéphane Barbereau

Le briefing un quart d'heure avant le décollage

Sur le tarmac, sept parachutistes préparent leur paquetage. Je profite de leur saut d'essai pour la cérémonie des 80 ans de la base aérienne, qui doit avoir lieu dans l'après-midi, pour effectuer mon premier saut dans le vide. A quelques minutes d'embarquer à bord d'un petit appareil blanc de l'armée de l'air, un Twin Otter d'une capacité de 12 places, mon ange-gardien, le capitaine Stéphane m'habille et me donne les conseils avant de sauter : "Le harnais passager est comme un harnais d'escalade. Il y a quatre points d'accrochage avec une résistance total de 10 tonnes. Quand on est à la porte de sortie de l'avion, on serre les jambes, on les fléchit, les coudes serrés le long du corps, la tête en arrière, en position banane."

Préparatifs et briefing avant de monter dans l'avion

Une chute libre à 3 700m d'altitude qui dure 45 secondes

Après 25 minutes de vol, une sonnerie retentit dans l'appareil. Il est temps de sauter. J'avance en crabe jusqu'à la porte de sortie, le capitaine Stéphane est accroché à moi, dans le dos. Je m'assois, jambes dans le vide. C'est lui qui donne l'impulsion, et je fais un mouvement de bascule à 180°. Un deuxième instructeur, une caméra GoPro vissée sur son casque, nous suit une seconde plus tard et filme la chute. Le spectacle peut commencer :

Dans les airs pendant le saut de Stéphane Barbereau

Le mouvement de bascule est plutôt désagréable, il ne dure qu'une seconde mais tous les instants qui suivent sont magiques : sensation de liberté lors de la chute libre (on "tombe" de 50 mètres à chaque seconde). Il est temps de changer de position, de voler telle une  chauve-souris, les bras en l'air, fouettés par le vent. Le vent est omniprésent. On le sent sur la peau, dans les oreilles Au bout de 45 secondes, le capitaine Stéphane ouvre le parachute, le freinage est instantané. Notre vitesse est divisée par cinq en une fraction de seconde. On a alors l'impression de faire un bond vers le haut alors que la descente se poursuit, elle va durer encore 5 minutes environ. C'est le grand silence et le spectacle qui continue jusqu'à la zone d'atterrissage matérialisée par une grande croix orange. Plusieurs minutes après, je continue à me sentir extrêmement léger et il me faudra de très longues minutes pour "atterrir dans ma tête", comme si mon cerveau était resté, longtemps, dans le ciel.

Près de 300 personnes pour fêter les 80 ans de la base aérienne

Ce mercredi après-midi, place aux tenues de gala pour les hommes de la BA123. On souffle les 80 bougies, l'occasion aussi de changer les commandements de différentes unités. L'occasion aussi de faire survoler le lieu de la cérémonie par un Transall.

Pour l'occasion, la base aérienne avait fait venir d'Orly un DC-03, un avion datant de 1943, qui a servi à larguer des parachutistes américains lors du débarquement en Normandie, dans la nuit du 5 au 6 juin 1944.

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