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VIDEO - Une Alsacienne gagne le concours "Ma thèse en 180 secondes" grâce au rectum d'un ver

Par Aymeric Robert, France Bleu Alsace et France Bleu Elsass vendredi 13 juin 2014 à 11:10

VIDEO - Une Alsacienne gagne le concours "Ma thèse en 180 secondes" grâce au rectum d'un ver

Marie-Charlotte Morin, doctorante en biologie à l'université de Strasbourg vient de remporter le concours organisé par le CNRS : "ma thèse en 180 secondes". Le tout grâce aux étonnantes propriétés de cellules du rectum d'un ver minuscule. Explications.

"Finalement, toutes les solutions à Parkinson ou Alzheimer se trouvaient dans le trou du cul d’un ver." C'est la conclusion de Marie-Charlotte Morin, doctorante de 26 ans à l’université de Strasbourg, la gagnante alsacienne de grande finale du concours "ma thèse en 180 secondes", qui remporte également le prix du public. Un défi organisé par le CNRS auquel se sont prêtées 23 universités.

A priori, la thèse de la jeune scientifique ne s'annonce guère compréhensible par le commun des mortels : "le rôle des protéines lin-15A et rétinoblastome dans la reprogrammation cellulaire directe in vivo chez C.elegans". Précisons quand même que C.elegans étant un petit ver de quelques millimètres qui vit dans le sol, et dont les cellules rectales ont la capacité de se transformer en neurone.

Marie-Charlotte Morin, au micro de Tea Bazdarevic

"C'était pas la vulgarisation le plus dur, explique Marie-Charlotte Morin, le plus dur, c'était tenir en trois minutes, d'ailleurs j'ai pas réussi, j'ai coupé 20% de mon texte, ça s'est vu, à la fin, j'ai vraiment speedé. Honnêtement, il y a en a d'autres qui ont dû beaucoup plus galéré, je n'ai aucun mérite, c'était facile."

"J'ai dû passer outre les blagues sur le rectum"

"Au départ, j'étais passionnée par les cellules souches, par l'idée de recréer des organes, des cellules qui nous manquaient. Ces cellules (celles du ver) changent naturellement d'identité dans un organisme. J'ai dû faire outre les blagues sur le rectum ! Si on maîtrise comment on change l'identité des cellules alors qu'on a modèle naturel, ça nous aidera à recréer n'importe quel type cellulaire. Des cellules de foie, de pancréas…"

Prochaine étape pour Marie-Charlotte Monin: la finale internationale du concours, à Montréal en septembre. Elle sera en compagnie de ses deux dauphines : Noémie Mermet (Auvergne) et Chrystelle Armata (Rhône-Alpes).