Insolite

VIDEOS | Les négociateurs de la gendarmerie s'essaient à l'hélicoptère

Par Romain Pouzin Roux et France Bleu, France Bleu Armorique et France Bleu mercredi 12 octobre 2016 à 20:53 Mis à jour le mercredi 12 octobre 2016 à 21:14

A bord de l'hélicoptère, ils sont trois : le pilote, le responsable du treuillage et le négociateur.
A bord de l'hélicoptère, ils sont trois : le pilote, le responsable du treuillage et le négociateur. © Radio France - Romain Pouzin Roux

A Saint-Malo, ce mardi, les dix gendarmes négociateurs de la région Bretagne se sont livrés à un exercice inédit pour certains d'entre eux : l'hélitreuillage sur un théâtre de crise.

Ils sont dix pour toute la Bretagne : les gendarmes négociateurs interviennent auprès des preneurs d'otages ou des personnes suicidaires, afin de les empêcher de commettre un geste fatal. Afin de parer à toutes les éventualités, ils testaient ce matin l'hélitreuillage sur un bateau. Une dose d'adrénaline pour ces professionnels, souvent confrontés, lors des pourparlers avec les forcenés, à de forts moments de stress.

"Il y a sept ans, deux d'entre nous avaient été hélitreuillés auprès d'un pécheur qui menaçait de se suicider à bord de son bateau", se souvient le Major Carpentier, responsable du groupement breton des négociateurs, qui est intervenu 25 fois depuis le début de l'année. "Un tel scénario pourrait aussi se dérouler à bord de la Brittany Ferries par exemple", poursuit-il. "Alors mieux vaut avoir déjà été confronté à l'hélitreuillage car ce n'est pas un exercice anodin.'

Ce que confirme d'ailleurs le pilote, Jean-Erwan. "Nous n'improvisons jamais un vol", souligne-t-il, "le risque est réel et doit toujours être sous contrôle". Avant de se hisser à bord de l'habitacle, les négociateurs ont donc reçu des consignes bien précises, parmi lesquelles le maintien des bras le long du corps ou encore la vérification minutieuse de son équipement de sécurité.

"Tout repose sur les collègues"

Toute la matinée de mardi, l'hélicoptère venu de Rennes a donc balayé le ciel malouin. Sur la terre, il embarque un négociateur en formation direction le large pour le déposer à l'aide d'un câble sur le pont d'un bateau de la gendarmerie. Une descente de quinze mètre, pendant laquelle l'hélicoptère et le bateau continuent d'avancer. L'homme une fois détaché, c'est à un autre négociateur de prendre le harnais pour remonter dans le cockpit.

"La sensation est étrange car on a rien à faire", décrit Samuel, pour qui l'expérience est une première. "Tout repose sur le pilote et celui qui gère le treuil là-haut. On se rend compte qu'ils ont vraiment nos vies entre les mains", poursuit-il, avant de préciser : "ça ne dure que quelques secondes, j'ai à peine eu le temps de profiter de la vue magnifique !"

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