Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Vivre dans une maison éclusière, un paysage de carte postale à trente minutes de Dijon

-
Par , France Bleu Bourgogne
Barbirey-sur-Ouche, France

Perdue, le long de l'Ouche, la maison éclusière 31 de Laurence, ne ressemble, ni plus ni moins qu'à un paysage de carte postale. A ses frais, elle a entièrement rénové l'intérieur de la bâtisse. Un vrai havre de paix à une demie-heure de la capitale bourguignonne.

La maison de Laurence, située face à l'écluse numéro 31, à Barbirey-sur-Ouche
La maison de Laurence, située face à l'écluse numéro 31, à Barbirey-sur-Ouche - Laurence Prommer

Les voitures n'ont pas le droit d'accès. Pour se rendre jusqu'à l'écluse 31, située sur la rivière de l'Ouche, en Côte-d'Or, il faut emprunter le chemin de halage sur un peu plus de 300 mètres. Au loin, on aperçoit une maisonnette, dont le reflet se dessine dans l'eau, telle une peinture impressionniste.  Depuis 24 ans, Laurence a choisi de quitter la ville, le bruit et la vie citadine, pour s'installer, au calme, à une petite demie heure de Dijon. 

La maison éclusière de Laurence, située sur l'Ouche, en Côte-d'Or.
La maison éclusière de Laurence, située sur l'Ouche, en Côte-d'Or. © Radio France - Florian Cazzola

Une bâtisse du 19ème siècle

Pour accéder à la maison depuis le chemin de halage, il faut traverser l'écluse. "Elle est hors-service en ce moment, précise Laurence. Elle est en train d'être retapée car elle fuyait et était vieille." De l'autre côté, un petit jardin, qui fait face aux péniches lorsqu'elles empruntent la rivière. "Les gens sont très respectueux, précise-t-elle. A force, nous connaissons tout le monde. Les personnes s'arrêtent dire bonjour. De temps à autre, mon fils en profite pour grimper avec son vélo. Il descend deux, trois écluses plus loin et revient en vélo. Il adore."

La vue de Laurence, depuis son petit jardin, au bord de l'écluse 31.
La vue de Laurence, depuis son petit jardin, au bord de l'écluse 31. - Laurence Prommer

Elle non plus ne semble pas détester. Depuis qu'elle a aménagé, Laurence a rénové toute la maison, sans pour autant changer sa structure et son charme. "Je vous fait visiter. Sur votre gauche, il y a la cuisine, avec sa petite fenêtre typique qui permettait aux éclusiers d'antan de toujours avoir un œil sur l'activité maritime. Juste à côté, le salle à manger, ensuite, la salle de bain. Et puis sur la droite, le salon." En ce mois de décembre, le crépitement du poêle a bois donne un charme incomparable à cette grande pièce de vie. A l'étage, deux chambres, la sienne et celle de son fils. 

Les ouvertures des portes sont basses, la porte couine, les marches de l'escalier en bois grincent. Rien n'a changé depuis la construction du bâtiment au 19e siècle. Même les mallons, ces carreaux en brique que l'on retrouve souvent dans les vieilles demeures du sud de la France, sont usés. "On distingue bien les pattes d'animaux, l'usure aux extrémités. Je n'ai rien touché", explique Laurence. 

La maison de Laurence, une vraie carte postale
La maison de Laurence, une vraie carte postale - Laurence Prommer

"J'aimerais enfin l'acheter"

A l'abandon depuis plusieurs années, comme des dizaines d'écluses partout en Bourgogne et en France, Laurence a eu un coup de cœur. "Il a fallu que je bataille pour avoir le droit d'emménager." Depuis, elle loue, mais aimerait bien que ça change. "Je réfléchis sérieusement à acheter maintenant. Mon fils adore cette maison, il peut se balader le long du canal. Jusqu'à présent il allait à l'école en vélo en empruntant les chemins. Il ne veut absolument pas la quitter."

Bien que perdue au milieu des arbres, l'emplacement est idéal, confie Laurence. "On est au calme, loin de tout, et en même temps, on oublie que Dijon n'est qu'à trente minutes de route. C'est un super compromis.

Il y a cependant quelques inconvénients. L'humidité d'abord, les températures peuvent être inférieures l'hiver de 2 ou 3 degrés par rapport à celles de Barbirey-sur-Ouche, située à seulement 500 mètres à vol d'oiseau. Et puis les dangers, du fait d'habiter proche d'une écluse. "Pas vraiment, répond la locataire, du tac au tac. L'hiver, quoiqu'il arrive on chauffe. Et puis l'été ça nous fait du bien d'avoir un peu plus de fraîcheur dans la maison. Quand aux risques, on les connait. Mon fils a été formé, il sait nager. Et je pense, sincèrement que les accidents proches des écluses sont loin d'être les plus répandus." En fait, il n'y a que des avantages à habiter une maison éclusière. 

Barbirey-sur-Ouche, en Côte-d'Or
Barbirey-sur-Ouche, en Côte-d'Or © Radio France - Denis Souilla
Choix de la station

À venir dansDanssecondess