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International

A Dijon, une journée d’information pour ceux qui veulent aller vivre au Québec

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Par , France Bleu Bourgogne

Une envie d'aller voir ailleurs si la vie est meilleure ? Si les hivers rudes ne vous font pas peur, le Québec vous tend les bras. Cette province canadienne francophone recrute des salariés français. Une journée d'information pour les candidats à l'expatriation était organisée à Dijon ce lundi.

Les candidats à l'expatriation au Québec ont pu peaufiner leur projet et consulter des offres d'emploi et de formation
Les candidats à l'expatriation au Québec ont pu peaufiner leur projet et consulter des offres d'emploi et de formation © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

Chaque année, entre 3000 et 4000 Français s'expatrient au Québec. Cette province francophone canadienne compte plus de 100.000 de nos compatriotes, et il y a encore de la place puisque les entreprises québécoises, en mal de main-d’œuvre, recrutent volontiers des Français. Ce lundi 7 octobre à Dijon, une journée d'information s'est tenue dans des salles de Dijon Métropole, avenue du Drapeau , avec « Objectif Québec ! », une structure qui accompagne gratuitement les candidats à l'expatriation dans leurs démarches administratives et recherches d'emplois, et qui organise le mois du Québec, avec une tournée dans 19 villes.

Une aide gratuite pour monter son projet

Dans une salle en sous-sol, une première fournée d’une trentaine de participants inaugure cette journée. Christelle Colling, directrice d’ « Objectif Québec ! » commence par une mini-conférence pour leur présenter les opportunités qu’offre le Québec. Des emplois, mais aussi des formations qualifiantes par ailleurs reconnues en France. « Objectif Québec ! » est là pour épauler ceux qui souhaitent franchir le pas, en les aidant à trouver une formation ou un emploi, un logement, à ouvrir un compte en banque à leur arrivée, ou encore à s’inscrire à la sécurité sociale. Il ne faut pas croire pour autant que la procédure d’immigration soit simple. Comptez trois à quatre mois, avec l’aide de l’avocat de l’organisme, chargé de monter les dossiers.

Formation gratuite

Lil s’apprête à partir en janvier. Cette jeune femme de 20 ans n’a pas le bac, mais elle va suivre une formation de comptabilité dans la ville de Québec. La réglementation la contraint à venir nantie d’un pécule de 7500 euros. Car si la formation est totalement gratuite, il faut financer son séjour. En cela, Lil sera bien aidée par son permis de séjour « études-travail ». Il lui permet de travailler jusqu’à 20 heures par semaine, parallèlement à ses cours. Au Québec, par exemple, le logement, l’électricité et l’eau sont moins chers qu’en France, mais la téléphonie est en revanche nettement plus onéreuse. Lil a eu l’envie de vivre cette expérience, après avoir entendu les nombreux récits de son père, qui a vécu plusieurs années au Québec. Elle n’a pas forcément l’intention de s’y établir définitivement. 

Christelle Colling, directrice d'"Objectif Québec !", conseille aux expatriés de savoir faire preuve d'humilité. - Radio France
Christelle Colling, directrice d'"Objectif Québec !", conseille aux expatriés de savoir faire preuve d'humilité. © Radio France - Jacky Page

Des emplois proposés dans de nombreux secteurs d'activité

Charley, 35 ans, a quant à lui déjà séjourné plusieurs fois à Montréal et il a été séduit par « l’ambiance générale, l’état d’esprit beaucoup plus cool, moins morose qu’en France ». Il a vendu son entreprise de communication pour financer l’aventure, car lui va partir avec un permis « vacances-travail ». Avec sa compagne, âgée de 29 ans, qui occupait un emploi administratif, il va partir pour ce qu’il considère comme « un eldorado, au niveau des gens ». Une fois sur place, côté emploi, il ne fera pas la fine bouche : « les premiers temps, on ne va absolument pas être regardants. Vendeur, manutentionnaire, etc. Le temps de trouver quelque chose dans notre branche ».

Le couple est justement venu pour consulter des offres d'emplois, quelque 150 postes disponibles au cours de cette journée d’information. Mélanie Martineau-Roy est conseillère en recrutement. Cette Québécoise est mandatée par des entreprises pour la plupart de la région de Portneuf, située entre Québec et Trois-Rivières. « On a une panoplie d’emplois comme services à la clientèle, dans des grosses industries, au niveau des services à la personne, des mécaniciens, électromécaniciens, carrossiers, pour tous les goûts ».  

Pour les Québécois, les Français sont des "chialeurs"

Mais gare à ceux qui débarqueraient au Québec en terrain conquis. Christelle Colling invite les expatriés à faire preuve d'humilité, car au Québec, les Français ont une réputation de râleurs un peu prétentieux : « on dit qu’ils sont chialeurs, un joli mot québécois. Le Français se plaint tout le temps, il revendique beaucoup, et il se croit supérieur. Le Québécois se méfie du Français pour ça ». Christelle Colling avertit les futurs expatriés : ils devront se considérer non pas comme dans une extension de la France, mais comme des étrangers au Canada. Et se dire une fois pour toutes que les Québécois ne parlent pas français avec un accent, mais qu'ils parlent leur langue.

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