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International

Algérie : le président Abdelaziz Bouteflika va démissionner avant la fin de son mandat

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika va démissionner avant l'expiration de son mandat, prévue pour le 28 avril. Une annonce faite par la présidence de la République dans un communiqué cité par l'agence de presse officielle APS, ce lundi.

Le président va démissionner après plus d'un mois de manifestations.
Le président va démissionner après plus d'un mois de manifestations. © AFP - Ryad Kramdi

Abdelaziz Bouteflika n'ira pas au bout de son mandat. La présidence de la République algérienne a en effet annoncé ce lundi qu'il démissionnerait avant le 28 avril, date à laquelle ce mandat doit prendre fin. Une décision censée apaiser la contestation inédite auquel il fait face depuis plus d'un mois.

Le chef de l'Etat prendra auparavant des "mesures pour assurer la continuité du fonctionnement des institutions de l'Etat durant la période de transition", explique le communiqué cité par l'agence de presse officielle APS, sans donner plus de détails.

Bouteflika de plus en plus isolé

Selon la Constitution, une fois sa démission actée, c'est le président du  onseil de la Nation, la chambre haute du Parlement, Abdelkader  Bensalah, 77 ans, qui assurera l'intérim durant une période maximale de 90 jours au cours de laquelle une présidentielle est organisée.

Abdelaziz Bouteflika s'est retrouvé très isolé ces derniers jours après que le chef d'état-major de l'armée, le puissant général Ahmed Gaïd Salah, un indéfectible allié, a affirmé que son départ du pouvoir était la solution à la crise, position à laquelle se sont ralliés rapidement  l'essentiel des piliers de son régime.

Flou sur la suite des événements

Le 11 mars dernier, Abdelaziz Bouteflika avait fait savoir qu'il ne briguerait pas de cinquième mandat à la tête de l'Algérie. Il avait également décidé le report de l'élection présidentielle, qui devait se tenir le 18 avril. Le processus électoral est depuis gelé. La future élection présidentielle devait se tenir "dans le prolongement d'une conférence nationale" chargée de réformer le système politique et d'élaborer un projet de Constitution d'ici fin 2019. Cette nouvelle Constitution devrait être soumise à un référendum. Mais cette option impliquait que Bouteflika reste au pouvoir au-delà de l'expiration de son mandat et jusqu'à une date indéterminée.

Au pouvoir depuis 20 ans, le président Bouteflika est confronté depuis le 22 février à une contestation massive et inédite, réclamant son départ et celui de son entourage et plus largement celui du "système" au pouvoir.