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International

Allemagne : le parti d'Angela Merkel remporte les législatives, la droite nationaliste réalise une percée historique

lundi 25 septembre 2017 à 10:59 Par Géraldine Houdayer, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass et France Bleu

Angela Merkel et les conservateurs ont remporté les élections législatives de dimanche en Allemagne, mais sont affaiblis par le succès historique de la droite nationaliste. La chancelière, qui va entamer un quatrième mandat, doit chercher des alliés pour tenter de former une nouvelle majorité.

Angela Merkel, qui va entamer un quatrième mandat, a reconnu dimanche qu'elle avait "espéré un meilleur résultat".
Angela Merkel, qui va entamer un quatrième mandat, a reconnu dimanche qu'elle avait "espéré un meilleur résultat". © Maxppp - Boris Roessler

Angela Merkel et les conservateurs allemands ont remporté les législatives de dimanche, mais ils se retrouvent affaiblis par le succès historique de la droite nationaliste et la difficulté de trouver des partenaires pour gouverner. Angela Merkel s'attelle ce lundi à la tâche difficile de former une nouvelle majorité dans un paysage politique éclaté. Dès 9h ce lundi matin, du matin, l'état-major de son parti conservateur CDU s'est réunit pour tirer les premières leçons d'un scrutin législatif où il n'a recueilli que 33% des voix, son plus mauvais score depuis 1949, selon les résultats définitifs publiés ce lundi.

Les nationalistes deviennent la troisième force politique du pays

"Une victoire cauchemardesque", résume le quotidien Bild, qui parle aussi de "Séisme électoral" sur son site internet. Si la CDU-CSU de la chancelière a recueilli seulement 33% des voix, les sociaux-démocrates du SPD, avec 20,8%, "ont obtenu leur plus mauvais résultat de tous les temps", analyse Bild, tandis que les nationalistes et populistes de l'AfD, l'Alternative pour l'Allemagne, avec 13% des suffrages, s'imposent comme la "troisième force politique" du pays, devant la gauche radicale Die Linke, les libéraux du FDP et les Verts, tous aux alentours de 9-10%. Dans les régions de l'ex-Allemagne de l'Est, les nationalistes s'imposent même à la deuxième place avec 22,8% des voix, derrière les 28,6% de la CDU.

Un choc profond pour le pays

Ce très bon résultat est un choc profond pour un pays dont l'identité d'après-guerre repose sur la lutte contre les extrêmes et la repentance pour les crimes du IIIe Reich. L'AfD fait donc une entrée en force à la chambre des députés, une première depuis 1945 pour un parti qui tient des discours anti-immigrants, anti-islam, anti-euro et révisionnistes de l'histoire. "Nous allons changer ce pays. Nous allons faire la chasse à Madame Merkel. Nous allons récupérer notre pays", a jubilé Alexander Gauland, co-tête de liste de l'AfD qui a récemment appelé à être "fier" des soldats allemands de 1939-1945. Des manifestations spontanées anti-AfD se sont organisées dans plusieurs villes allemandes dimanche soir.

Merkel reconnaît avoir espéré un "meilleur résultat"

Angela Merkel, au pouvoir depuis 12 ans et trois mandats, a reconnu qu'elle avait espéré "un meilleur résultat" et a qualifié l'entrée de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) de "nouveau défi". Il reviendra à la chancelière, pour la quatrième fois, de chercher des partenaires pour former le prochain gouvernement. Mais cette quête de majorité a été compliquée dès dimanche soir par le SPD, qui en pleine crise existentielle a décidé de se ressourcer dans l'opposition après quatre ans au gouvernement d'Angela Merkel. Le grand perdant Martin Schulz, tête de liste du SPD, a regretté une "journée difficile et amère pour la social-démocratie".

La formation de la majorité pourrait prendre des mois de négociatons

La répartition des 600 à 700 sièges de députés doit encore s'affiner en raison de la complexité du mode de scrutin allemand, mais une chose est sure, la seule majorité que peut espérer Mme Merkel passe par une alliance avec les libéraux du FDP et les Verts. Problème: ces deux partis s'opposent sur bien des dossiers, comme l'immigration ou le diesel, et ont aussi des désaccords de fond avec les conservateurs. Les négociations pourraient prendre des mois. Depuis les premières élections d'après-guerre en 1949, le parti vainqueur a toujours réussi à former une majorité. Et Mme Merkel a exclu un gouvernement minoritaire s'appuyant sur des majorités changeantes. Ce n'est qu'après l'officialisation d'une nouvelle coalition que Mme Merkel sera formellement désignée chancelière une quatrième fois.

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