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International

Un infirmier allemand soupçonné d'au moins 84 meurtres

lundi 28 août 2017 à 13:06 Par Thibaut Lehut, France Bleu

Un infirmier allemand est soupçonné d'avoir tué au moins 84 personnes de 2000 à 2005. C'est ce qu'ont annoncé les enquêteurs ce lundi, évoquant une affaire exceptionnelle.

Niels Högel lors de son procès, en février 2015.
Niels Högel lors de son procès, en février 2015. © AFP - CARMEN JASPERSEN / DPA

Déjà condamné pour avoir tué deux patients, un infirmier allemand est désormais soupçonné d'être l'auteur d'au moins 84 meurtres. Les enquêteurs, qui l'ont annoncé ce lundi, évoquent une affaire d'ampleur exceptionnelle, "unique dans l'histoire de la République fédérale" d'Allemagne, selon le chef de la commission d'enquête, Arne Schmidt.

Surdoses de médicaments en réanimation

En juin 2016, les enquêteurs avaient établi la responsabilité du soignant dans 33 décès, des patients dans plusieurs établissements de soins où il travaillait. Niels Högel a généralement tué ces patients à l'aide de médicaments, administrés en surdoses, souvent lorsqu'ils étaient en réanimation. Mais de l'aveu même des enquêteurs, la liste complète de ses victimes pourrait ne jamais être établie avec certitude.

"Qui sait combien de crimes pourront encore être identifiés ?", a admis Thomas Sander, procureur à Oldenbourg. - AFP
"Qui sait combien de crimes pourront encore être identifiés ?", a admis Thomas Sander, procureur à Oldenbourg. © AFP - Carmen Jaspersen / dpa

Niels Högel avait été condamné le 26 février 2015 à la perpétuité pour avoir tué deux patients. Et il purgeait déjà une peine de sept ans et demi de prison pour une tentative de meurtre. Mais l'homme avait confessé dans l'intervalle auprès d'un psychiatre une cinquantaine d'homicides, entraînant l'ouverture de nouvelles investigations en janvier 2014.

"L'ennui" comme mobile

Fin 2014, il avait alors évoqué devant un psychiatre une soixantaine de tentatives, poussant la justice à engager une vaste série d'analyses. Pendant son procès à Oldenbourg, il avait présenté ses excuses aux proches des victimes. Les injections par piqûres qu'il pratiquait servaient à amener les patients au seuil de la mort, afin de démontrer sa capacité à les ramener à la vie, avait-il expliqué, invoquant comme autre mobile "l'ennui".

L'affaire avait éclaté en 2005 lorsqu'il avait été surpris par une collègue en train de faire une piqûre non prescrite à un patient dans la clinique de Delmenhorst. Il avait alors été condamné une première fois, en 2008, pour tentative de meurtre.