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Élections en Catalogne : Artur Mas résigné à un nouveau scrutin

Par Mathieu Ferri, France Bleu Roussillon et France Bleu mardi 5 janvier 2016 à 16:03

© Maxppp

Le président sortant de la Generalitat de Catalogne se dit prêt à convoquer un nouveau scrutin, faute d'accord autour de son nom pour diriger de nouveau la région.

La tenue de nouvelles élections semble être la seule issue en Catalogne. Trois mois après le scrutin du 27 septembre, il n'y a toujours pas d'entente entre les indépendantistes, pourtant majoritaires au Parlement de Barcelone.

La loi accorde aux parlementaires catalans jusqu'à dimanche pour investir un gouvernement et les possibilités s'amenuisent.

"Ce n'est pas le scénario que je préfère mais je suis prêt à signer la convocation en vue de nouvelles élections", a déclaré le président sortant Artur Mas, lors d'une conférence de presse ce mardi à Barcelone. L'élu conservateur commentait pour la première fois la décision prise dimanche dernier par la CUP (extrême-gauche indépendantiste) de ne pas soutenir son investiture. 

Après plus de trois mois de tractations, le bureau politique de la CUP avait expliqué cette décision par le vote de ses militants en assemblées locales. Le petit parti anticapitaliste reproche à Artur Mas ses politiques d'austérité et la corruption de son parti, la CDC.

Artur Mas ne veut pas laisser sa place à un autre candidat

Artur Mas a clairement déclaré que sa liste "Junts pel Si" (Ensemble pour le oui), qui a obtenu 62 sièges sur 135, ne ferait plus de concessions à la CUP (10 sièges).

"Jusqu'à dimanche, il reste du temps pour qu'il y ait une investiture, mais je veux dire très clairement ceci : Junts pel Sí a déjà fait tellement de propositions que nous ne pouvons faire plus." (Artur Mas) 

Le président sortant Artur Mas n'est pas prêt non plus à se retirer pour laisser la place à un autre candidat à l'investiture, une personnalité plus acceptable pour les militants de la CUP.

Le dirigeant de la Generalitat estime avoir commis une "erreur" en faisant confiance à la CUP, et considère que "l'esprit révolutionnaire" des militants de la gauche radicale avait pris le dessus sur leur volonté de créer un pays nouveau.

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