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Attaque à Ouagadougou : au moins 29 morts dont deux Français

Par Vincent Mangin et Germain Arrigoni, France Bleu samedi 16 janvier 2016 à 9:59 Mis à jour le dimanche 17 janvier 2016 à 19:00

L'hôtel de Ouagadougou visé par les assaillants
L'hôtel de Ouagadougou visé par les assaillants © Maxppp

Au moins 29 personnes dont deux Français ont été tuées dans une attaque jihadiste contre un hôtel et un restaurant de Ouagadougou, au Burkina Faso. Les forces de sécurité ont achevé samedi leurs opérations contre les assaillants douze heures après le début de l'attaque.

L'attaque jihadiste au cœur de Ouagadougou a fait au moins 29 morts et une trentaine de blessés. C'est le  bilan dressé  par le ministre de la Sécurité intérieure du Burkina Faso.

Deux Français parmi les victimes

Trois salariés de l'entreprise Scales, une entreprise de transports exceptionnels basée à St Ouen l'aumône dans le val d'Oise ont été tués lors de l'attentat. Il s'agit de deux français originaires de l'Oise et d'un salarié portugais habitant en Seine maritime. Ils dînaient dans le restaurant situé en face de l'hôtel Splendid quand ils ont été victimes des tirs des terroristes. La plupart des tués sont des Blancs, a indiqué une source proche du parquet, selon laquelle au moins cinq Burkinabé figurent aussi parmi les victimes. Ces dernières seraient de 18 nationalités différentes, d'après une source sécuritaire burkinabè. Outre les victimes françaises ,on compte parmi les morts six Canadiens, deux Suisses et un Américain dans un bilan toujours provisoire.

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Conséquence : la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour assassinats et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste. 

Attaque revendiquée par Aqmi

Un commando djihadiste a attaqué vendredi soir un hôtel et un café prisés des Occidentaux de Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso. Trois islamistes armés ont péri dans l'assaut donné dans la nuit par les forces spéciales, appuyées par des forces françaises et américaines, qui ont libéré 126 otages avec lesquels les djihadistes s'étaient retranchés.

L'attaque a été revendiquée par Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) au nom d'Al Mourabitoune, le groupe du djihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar qui lui a fait allégeance et était déjà impliqué dans l'attaque au scénario similaire menée le 20 novembre contre l'hôtel Radisson Blu de Bamako, au Mali voisin.

Le président français François Hollande, qui a dénoncé dans un communiqué une attaque "odieuse et lâche", l'a assuré de son soutien et de celui des forces militaires françaises présentes au Burkina Faso. 

Le Premier ministre a également réagi sur Twitter.

18 nationalités parmi les victimes

Le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a indiqué que les victimes tuées étaient de 18 nationalités différentes. Sur son compte Twitter, l'ambassadeur français, Gilles Thibault, a réagi.

L'ambassade de France a mis en place une cellule de crise. D'après le Quai d'Orsay, un peu plus de 3.900 Français sont installés au Burkina Faso, dont un peu plus de 3.000 dans la capitale.

Deuil national

A la différence du Mali, le Burkina Faso, qui a certes connu des moments troublés depuis le renversement, en octobre 2014, du président Blaise Compaoré, avait jusqu'à présent été largement épargné par les violences islamistes.

Un deuil national de 72 heures sera observé à partir de dimanche, en hommage aux victimes de cette attaque terroriste qui a visé un hôtel et un restaurant du centre de la capitale du Burkina Faso de vendredi soir à samedi matin, a indiqué le ministre, sans donner de détail sur les nationalités des victimes.

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