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Attentat de Ouagadougou : une des victimes habitait en Seine-Maritime

Par Audrey Bourdier, Coralie Moreau et France Bleu Haute-Normandie, France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure) dimanche 17 janvier 2016 à 17:00

Le café-restaurant où a été tué Antonio Basto et ses 2 collègues
Le café-restaurant où a été tué Antonio Basto et ses 2 collègues © Maxppp

L'attaque terroriste qui a touché Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, vendredi soir a fait 29 morts. Parmi les victimes se trouvait un Seino-Marin de 52 ans, qui habitait le village de Bosc-Hyons, près de Gournay-en-Bray. Il était le père de quatre enfants.

Il était au Burkina Faso en mission pour son travail et devait rentrer en France ce lundi. Antonio Basto, 52 ans, a été tué lors de l'attaque terroriste qui a touché Ouagadougou, la capitale du pays vendredi soir. Lui et ses deux collègues ont été abattus alors qu'ils étaient attablés à la terrasse du café-restaurant Le Cappuccino. Les trois hommes travaillaient tous pour une entreprise de transport basée à Saint-Ouen l'Aumône, dans le Val d'Oise.

Antonio Basto était de nationalité portugaise, mais vivait en France depuis son enfance. Il y a une dizaine d'années, lui, sa femme et leurs quatre enfants avaient déménagé à Bosc-Hyons, un village de 300 habitants près de Gournay-en-Bray

Mon père a été tué par des terroristes. C'est surréaliste, j'ai l'impression d'être dans un film   

Antonio Basto avait appelé sa famille vendredi soir, juste avant de se rendre au restaurant. Quand Angélique, sa fille aînée de 31 ans, a appris ce qu'il s'était passé à Ouagadougou, elle a tout de suite craint pour la vie de son père. "J'avais un pressentiment, j'étais convaincue qu'il était à la terrasse du Cappuccino" raconte-t-elle à France Bleu Normandie.

" C'est dur de se dire qu'il ne reviendra plus" - Angélique, la fille d'Antonio

"Pour nous il était Français"

Parce qu'il était Portugais, Antonio Basto n'est pas considéré comme victime française. De quoi mettre sa fille en colère. Car le père de famille vivait en France depuis ses 7 ans et était parfaitement intégré. "Il  vivait en France depuis 45 ans, et ne parlait pas portugais à la maison, raconte Angélique, sa fille. Pour nous, il était Français". 

"Il est mort lui aussi, pourtant, on ne parle pas de lui" se désole sa fille