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Attentat à Londres : les Poitevins arrivés à l'aéroport de Poitiers émus aux retrouvailles de leurs proches

Par Mélanie Barbotin, France Bleu Poitou dimanche 4 juin 2017 à 22:31

Dans l'avion en provenance de Londres, les retrouvailles à l'aéroport de Poitiers étaient marquées par l'attentat de samedi soir.
Dans l'avion en provenance de Londres, les retrouvailles à l'aéroport de Poitiers étaient marquées par l'attentat de samedi soir. © Radio France

Au lendemain de l'attentat commis à Londres ce samedi 3 juin, qui a fait 7 morts et 48 blessés, les Poitevins en provenance de la capitale britannique étaient heureux de retrouver leurs proches à l'aéroport de Poitiers.

Quelques mots, des sourires et des embrassades. Emma, 18 ans, étudiante à l'IUT de Châtellerault revient d'un stage de 5 semaines à Londres. Samedi soir, elle fêtait la fin de son année et son départ de Londres avec une amie. "On a vu sur les réseaux sociaux une alerte. On nous disait de rentrer chez nous qu'il y avait eu un attentat". La jeune fille décide de rentrer à pied, son amie, elle, reste bloquée dans le métro

C'était le bordel. J'ai vu les gens commencer à courir. Il y avait des policiers partout !

Son logement, lui, est à proximité du London Bridge. C'est là qu'elle prend conscience du drame.

Toute la nuit j'ai entendu les sirènes et je voyais les lumières des ambulances

Sa mère, elle, dans les Deux-Sèvres, se réveille en sursaut à 2h du matin. "C'est un pressentiment je pense". Elle voit sur son téléphone des articles et comprend très vite ce qui se passe à Londres.

Les proches restés dans le Poitou s'imaginent le pire

Immédiatement, elle cherche à contacter sa fille. "Je n'ai pas réussi à lui parler. On imagine le pire ! Finalement j'ai eu un appel de sa part et je lui ai dit de partir tout de suite pour l'aéroport".

Sur la terre ferme, Clémence, accompagnée de son petit ami londonien était en transit à Londres samedi soir. Elle se souvient de son arrivée en gare de Kings Cross.

Les trains étaient très lents. Les stations de métro étaient presque toutes fermées.

Mais la jeune femme de 23 ans, ne cède pas face à la peur. "C'est surtout de la tristesse", avoue-t-elle. Et cela ne l'empêchera pas de revenir à Londres et même de s'y installer, comme prévu, dans les mois à venir.