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Dossier : Attentats en Espagne

Attentats en Espagne : la cellule djihadiste à l'origine des attaques "démantelée", un homme toujours recherché

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu

La cellule des auteurs des deux attentats qui ont touché Barcelone et Cambrils, jeudi et dans la nuit suivante, est "démantelée", affirme le ministre espagnol de l'intérieur, ce samedi. Un homme, qui pourrait être le conducteur de la camionnette de Barcelone, est toujours recherché.

La police a sorti des dizaines de bonbonnes de gaz de la maison d'Alcanar, où la cellule terroriste préparait apparemment des attaques.
La police a sorti des dizaines de bonbonnes de gaz de la maison d'Alcanar, où la cellule terroriste préparait apparemment des attaques. © AFP - JOSE JORDAN

La cellule d'une douzaine d'auteurs des attentats de Barcelone et Cambrils est désormais "démantelée", a affirmé samedi le ministre espagnol de l'Intérieur, alors qu'un homme est toujours activement recherché par la police. À ce stade, quatre suspects sont toujours en garde à vue, cinq ont été abattus à Cambrils et trois autres identifiés, dont deux pourraient avoir péri dans l'explosion d'Alcanar. La cellule djihadiste aurait agi précipitamment après l'échec d'un premier plan qui aurait pu être encore plus meurtrier, selon les premiers éléments de l'enquête.

Quatre suspects en garde à vue, cinq abattus, un toujours recherché

Quatre personnes ont été arrêtées, trois Marocains et un Espagnol, alors que les cinq passagers de l'Audi A3 ayant tué une personne à Cambrils ont été abattus par la police. Trois autres personnes également impliquées sont identifiées, mais n'ont pas été interpellées. Deux d'entre elles pourraient avoir péri dans l'explosion suivie d'un incendie d'une maison mercredi à Alcanar, où le groupe tentait peut-être de confectionner des engins explosifs. Le conducteur de la camionnette qui a fauché des passants sur las Ramblas n'a toujours pas été identifié par la police, a indiqué le porte-parole de la police catalane, démentant des informations de presse qui affirmaient qu'il avait été tué.

Une cellule djihadiste "démantelée"

"Nous pouvons presque dire que la cellule est totalement démantelée à Barcelone, puisque des personnes sont mortes, des personnes ont été arrêtées et que des identifications ont été rapidement réalisées et que d'autres recherches sont en cours dont nous ne pouvons pas parler en ce moment (...) nous pouvons dire que la cellule a été démantelée", a indiqué le ministre espagnol. Mais un homme, un Marocain de 22 ans dont la photo a été diffusée, reste recherché par toutes les polices du pays. ll pourrait s'agir, selon les médias espagnols, du conducteur de la camionnette qui a fauché jeudi des dizaines de passants sur las Ramblas.

Pas d'antécédents terroristes

Sur cette douzaine de suspects, quatre ont été arrêtées jeudi et vendredi, et un est en fuite. Les détenus sont jeunes : 21, 27, 28 et 34 ans. Parmi les assaillants abattus, trois ont été à ce stade identifiés par les forces de l'ordre. Le conducteur de la camionnette ayant tué 13 personnes à Barcelone pourrait se trouver parmi eux, selon le porte-parole de la police régionale, Josep Lluis Trapero. Aucun des interpellés n'était connu des services de police pour des faits en lien avec le terrorisme, mais certains avaient des antécédents judiciaires pour des faits de délinquance commune. Les trois Marocains ont été arrêtés à Ripoll, petite ville de quelque 10.000 habitants à une centaine de kilomètres au nord de Barcelone, où des perquisitions ont été menées.

Le quatrième interpellé est un Espagnol originaire de l'enclave de Melilla en Afrique du nord, un des principaux viviers de jihadistes en Espagne, comme la Catalogne, où le groupe semble s'être formé. Cet homme a été arrêté à Alcanar, à 200 km au sud-ouest de Barcelone, là où jeudi matin, un logement s'était effondré dans cette commune après une explosion qui avait fait un mort et sept blessés.

Le signalement d'une Kangoo blanche transmis à la France

La police espagnole a transmis ce vendredi le signalement d'un véhicule blanc de type Kangoo à tous les services de police français. "Les enquêteurs espagnols ont fait un signalement aux autorités françaises sur ce véhicule en lien avec les attentats", a déclaré une source policière à l'AFP. Le véhicule pourrait avoir passé la frontière franco-espagnole. Selon franceinfo, le véhicule serait une voiture de location.

Des dizaines de bonbonnes de gaz

Selon la police, le groupe auquel aurait appartenu les auteurs des attentats y fabriquait un engin explosif et y préparait "des attentats de plus grande envergure". L'explosion de la maison d'Alcanar les a alors poussés, faute de matériel, à commettre à Barcelone et Cambrils des attentats dans la précipitation, "qui n'étaient pas de l'ampleur qu'ils envisageaient", selon Josep Lluis Trapero. Deux membres de la cellule pourraient avoir péri dans l'explosion. Il y a dans cette maison "des restes humains de deux personnes différentes, nous tentons de voir s'il s'agit de deux des trois personnes impliquées dans les attaques. Il nous resterait une troisième à trouver", a indiqué le porte-parole de la police catalane. La police a sorti des dizaines de bonbonnes de gaz de la maison, dont on ignore si elles devaient servir de réceptacles pour des engins explosifs, selon un photographe de l'AFP.

Armés de couteaux

Les cinq suspects abattus à Cambrils portaient de fausses ceintures d'explosifs. Selon certains experts, cela peut être une manière de s'assurer une mort en martyrs, la police n'hésitant pas à abattre les personnes porteuses d'explosifs. Mais cela peut aussi être une technique pour gagner du temps face aux forces de l'ordre. Ils avaient aussi dans leur voiture une hache et des couteaux, avec lesquels ils ont blessé une personne au visage avant d'être abattus. Trois véhicules loués par les assaillants ont par ailleurs été récupérés par les forces de l'ordre et étaient vendredi après-midi en cours d'analyse. Les personnes chargées de la location font aussi l'objet d'une enquête policière.

© Visactu -
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