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Beyrouth : Shirine une jeune Libanaise et sa famille de cœur en Mayenne témoignent

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Par , France Bleu Mayenne
Ampoigné, France

Au lendemain de la double explosion dans Beyrouth au Liban (au moins 100 morts et 4.000 blessés), Shirine une Libanaise qui a passé plusieurs vacances en Mayenne chez une famille d'accueil témoigne pour France Bleu Mayenne.

Une rue de Beyrouth après la double explosion
Une rue de Beyrouth après la double explosion © Maxppp - Ahmad Terro

Emmanuel Macron se rend au Liban ce jeudi. Le président va rencontrer son homologue libanais Michel Aoun et le Premier ministre Hassan Diab, après les deux explosions qui ont ravagé Beyrouth mardi. Plus de 100 morts, au moins, et 4.000 blessés d'après un dernier bilan. D'après les autorités, quelques 2.750 tonnes de nitrate d'ammonium, stockées "sans mesures de précaution" dans le port de Beyrouth, sont à l'origine des explosions. Shirine, 24 ans, vit à Jounieh à quinze kilomètres du port de Beyrouth. Cette jeune Libanaise a une famille de cœur en Mayenne, des habitants d'Ampoigné, membres de l'association Enfant du Liban au début des années 2000. Ils ont accueilli à plusieurs reprises des enfants libanais pour leur offrir des vacances. Et parmi eux, Shirine... que France Bleu Mayenne a pu joindre.

Le reportage France Bleu de Charlotte Coutard

La jeune femme a quitté son appartement quelques heures avant les explosions, pour aller chez ses parents à une heure et demi de route. "On a eu un peu de la chance car on voulait descendre dans la ville à Beyrouth mais on a décider d'aller visiter les parents dans la montagne. On a entendu le son de l'explosion jusqu'au village, comme si c'était juste à côté de nous", raconte Shirine. "J'ai un ami qui a répondu à mes appels, il a des blessures, un autre qui est mort, _et d'autres qui n'ont pas répondu encore, ils ne les ont pas trouvés encore_. Les bâtiments, les routes, les voitures sont cassées" explique t-elle. Pour se relever, le Liban a désormais besoin d'aide selon Shirine. "C'est horrible on ne peut rien faire à cause de la crise économique. Personne ne peut nous aider beaucoup les autres. On a besoin pourtant d'une aide immense pour sortir le pays de cette catastrophe" déclare Shirine. 

Plus d'argent pour manger

Elle est revenue il y a deux ans voir sa famille d'accueil mayennaise à Ampoigné. Christine Bouin s'est aussi rendue au Liban l'année dernière et est inquiète pour celle qu'elle appelle sa fille de cœur. "Elle a déjà du mal à se nourrir, à se soigner parce que ça coûte trop cher. Avec la dévalorisation de la Livre libanaise, ils n'avaient déjà plus de quoi acheter de la nourriture... et là ... c'est le marasme complet" regrette-t-elle, "la France a toujours aidé le Liban et il faut continuer". La France sera au rendez-vous de la solidarité et de l'amitié qu'elle entretient avec le peuple libanais a assuré le premier ministre Jean Castex mercredi. 

La crise économique durait depuis 9 mois explique Shirine

Le Premier ministre a confirmé l'envoi de trois avions militaires d'assistance transportant "un détachement de la sécurité civile avec un poste sanitaire mobile incluant 6 tonnes de matériel" et "plusieurs médecins urgentistes" pour "pouvoir très rapidement prendre en charge au moins 500 blessés".  Trois avions partent ce mercredi pour la capitale libanaise, "un de Marseille avec des équipes d'intervenants médicaux immédiatement opérationnels, deux de Roissy avec du matériel, 25 tonnes, des équipes de sécurité du ministère de l'Intérieur, aussi des pompiers de Marseille", avait indiqué M. Le Drian précédemment sur la chaîne LCI.

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