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Bordeaux : rassemblement en soutien aux civils d'Alep

Par Pauline Pennanec'h, France Bleu Gironde samedi 17 décembre 2016 à 20:20

Près de 200 personnes rassemblées ce samedi en soutien aux habitants d'Alep
Près de 200 personnes rassemblées ce samedi en soutien aux habitants d'Alep © Radio France - Pauline Pennanec'h

Près de 200 personnes se sont rassemblées place de la Victoire à Bordeaux en soutien aux habitants d'Alep, en Syrie, alors que leur évacuation est suspendue depuis vendredi.

Des manifestations ont eu lieu partout en France ce samedi, en soutien aux civils d'Alep, toujours piégés dans le dernier quartier rebelle d'Alep assiégé par le régime du président Bachar al-Assad et ses alliés. À Bordeaux, plus de 200 personnes se sont rassemblées, place de la Victoire, en soutien aux habitants, à l'initiative de l'association Syrie Démocratie 33. Le rassemblement a duré plus de deux heures, les manifestants se relayant au micro pour témoigner, parler de l'horreur de la Syrie, mais aussi pour chanter.

"Alep brûle" pouvait-on lire sur des pancartes - Radio France
"Alep brûle" pouvait-on lire sur des pancartes © Radio France - Pauline Pennanec'h

Des pancartes au dessus des têtes, sur lesquelles on pouvait lire "Poutine Criminel" ou "La liberté pour la Syrie". Des bordelais mais aussi des réfugiés syriens, comme Azzahsawah, qui a fui la Syrie en 2012. Elle habite depuis un an à Bordeaux, et prie pour ses proches : "On fait des nuits blanches... On est très inquiets pour eux mais on prie pour qu'ils soient vivants chaque soir" raconte-t-elle. "Les français sont vraiment avec nous. Ils nous poussent à protester. Mais en Syrie, ils sont seuls, et c'est ça le problème".

Les Français peuvent pousser le gouvernement à faire quelque chose, à arrêter ce massacre !
— Azzahsawah

Azzahsawah, réfugiée syrienne à Bordeaux - Témoignage

"Les citoyens peuvent agir, interpeller les ambassades !"

Dans le rassemblement, Maya Safadi s'exprime au micro. Elle est la présidente de l'association Syrie Démocratie 33 : "Les citoyens peuvent agir, de descendre dans la rue, d'interpeller les ambassades, le ministère des affaires étrangères. Je pense que les gens ont été poussé par l'horreur" explique-t-elle. Lancée jeudi, l’évacuation des civils sous l’égide de la Russie et de la Turquie a été suspendue vendredi après le départ de 8.500 personnes. Les Bordelais appellent à la mobilisation dans les jours qui viennent.