Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International

Brésil : le candidat de l’extrême droite largement en tête de la présidentielle, second tour incertain

lundi 8 octobre 2018 à 10:14 Par Germain Arrigoni, France Bleu

Jair Bolsonaro, candidat de l'extrême droite brésilienne et apologiste de la dictature, est arrivé dimanche très largement en tête du premier tour de l'élection présidentielle avec 46% des voix. Il se retrouvera face à la gauche dans un duel à l'issue incertaine.

Jair Bolsonaro, le candidat de l'extrême droite brésilienne
Jair Bolsonaro, le candidat de l'extrême droite brésilienne © AFP - Fernando Souza

Le contexte du Brésil - secoué par des crises politiques et économiques - va-t-il profiter au candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro ?

Avec 46,3% des voix au premier tour dimanche, le score du candidat du Parti social-libéral, nostalgique déclaré de la dictature militaire de 1964-1985, est bien supérieur aux derniers sondages communiqués avant le scrutin. Son élection serait une première dans l'histoire du pays. 

Ancien officier âgé de 63 ans, victime d'une agression à l'arme blanche début septembre, Bolsonaro a convaincu de nombreux Brésiliens de voter pour lui par ses positions très dures contre l'insécurité et parce que sa carrière est exempte de toute accusation de corruption, tandis que le Parti des travailleurs (PT) - de Lula puis de la présidente Dilma Rousseff - est impliqué lui dans l'un des plus vastes scandales de corruption mis au jour dans l'histoire du pays. 

Mais il fait aussi office de repoussoir pour une grande partie de l'électorat en raison de propos jugés homophobes ou misogynes.

Second tour annoncé serré 

Au second tour, le 28 octobre prochain, il affrontera le candidat du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad, crédité de 29% des voix.

Entré tardivement dans la campagne, en septembre, après que la justice a confirmé l'inéligibilité de Lula, Fernando Haddad, ex-ministre de l'Education qui se décrit comme modéré, souhaite stimuler les investissements publics et abandonner toute privatisation. 

Haddad a appelé les Brésiliens à voter pour lui lors du second tour, car selon lui, la démocratie serait en danger. Il a déclaré qu'il avait d'ores et déjà discuté avec trois autres candidats pour qu'ils se rangent derrière lui contre le candidat d'extrême droite.

13 millions de chômeurs et 23 millions de pauvres

Le Brésil avait rarement été aussi divisé au moment d'aborder une élection, durant laquelle les 147 millions d'électeurs devaient aussi désigner les députés de la chambre basse du Congrès et renouveler les deux tiers des 81 sièges du Sénat.

L'élu prendra la tête d'un pays qui compte aujourd'hui près de 13 millions de chômeurs et 23 millions de pauvres. Après deux années de récession historique (2015-16), le Brésil peine à renouer avec une croissance solide. La violence, endémique, est digne d'un pays en guerre avec un nombre record de 63.880 homicides en 2017 (30,8 homicides pour 100.000 habitants), selon l'ONG Forum de Sécurité publique et les élites politiques discréditées par les scandales de corruption.

  - Visactu
© Visactu -