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International

Le candidat d'extrême-droite Jair Bolsonaro élu président du Brésil

dimanche 28 octobre 2018 à 17:43 Par Olivier Uguen et Adrien Bossard, France Bleu

Les Brésiliens ont élu dimanche Jair Bolsonaro à la tête du pays. Le candidat d'extrême-droite, souvent présenté comme le "Trump tropical", ultralibéral, antisystème et nostalgique de la dictature, l'a emporté avec 55% des voix, devant son rival de gauche, Fernando Haddad.

Jair Bolsonaro l'emporte avec près de 55% des voix, selon le dernier comptage, non officiel.
Jair Bolsonaro l'emporte avec près de 55% des voix, selon le dernier comptage, non officiel. © Maxppp - Fernando Maia

Comme attendu, Jair Bolsonaro est le nouveau président du Brésil. Les électeurs l'ont désigné vainqueur avec 55% des voix, ce dimanche. Le sulfureux candidat d'extrême-droite, du Parti social libéral (PSL), a devancé son opposant de gauche, Fernando Haddad.

Âgé de 63 ans, Jair Bolsonaro est un ancien capitaine de l'armée brésilienne. Élu à la Chambre des députés depuis 1991, il a déjà une longue carrière politique derrière lui. Catholique défenseur de la famille traditionnelle, il est soutenu par les églises évangéliques, particulièrement puissantes au Brésil. Jair Bolsonaro a séduit des millions d'électeurs avec un discours ultra sécuritaire, et en dénonçant une classe politique brésilienne "pourrie", rongée par les scandales de corruption.

"Trump tropical"

Souvent présenté comme le "Trump tropical", Jair Bolsonaro propose un programme ultra-libéral et antisystème. Il a mené une grande partie de sa campagne sur le thème de la sécurité. Pour cela, il souhaite notamment libéraliser le port d'armes pour permettre aux "gens bien" de se faire justice eux-mêmes, investir massivement dans les forces de police, réduire l’âge de la majorité pénale de 18 ans à 17 ans

Même s'il s'est défendu depuis peu d'être une menace pour la démocratie, promettant de gouverner "avec autorité, mais sans autoritarisme", Jair Bolsonaro se dit sans complexe nostalgique de la dictature militaire qui a sévi au Brésil de 1964 à 1985. Déjà en 2016, il déclarait : "L'erreur de la dictature a été de torturer sans tuer."

Il est parvenu à gagner la confiance des milieux économiques grâce à Paulo Guedes, l'un de ses proches, ultra-libéral, qui souhaite lancer un vaste programme de privatisations.

Jair Bolsonaro inquiète beaucoup les défenseurs de l'environnement. Il propose de fusionner le ministère de l'environnement et celui de l'agriculture. Il a aussi évoqué la possibilité de sortir le Brésil de l’accord de Paris sur le climat, avant de revenir sur ses propos récemment.

Pendant la campagne, il a dit à ses adversaires qu'il lancerait une "purge" et un "grand nettoyage" s'il était élu, promettant "la prison ou l'exil" pour les "gauchistes".

Dérapages racistes, misogynes et homophobes

Depuis qu'il est entré en politique à la fin des années 1980, Jair Bolsonaro a souvent choqué, par des déclarations outrancières, notamment les Noirs, les femmes et les membres de la communauté LGBT.

En 2014, par exemple, il s'en était pris à une parlementaire de gauche, Maria do Rosario, en lui disant qu'elle "ne méritait pas" qu'il la viole car elle était "trop moche". L'an dernier, Jair Bolsonaro avait indigné en affirmant qu'après avoir eu quatre fils, il avait "faibli" en engendrant une fille.

En 2011, dans un entretien au magazine Playboy, il a affirmé qu'il préférerait avoir un fils "tué dans un accident" plutôt qu'homosexuel.

Les Noirs sont également visés : "L'afro-descendant le plus léger pesait environ 80 kilos. Ils ne font rien ! Ils ne servent même pas à la reproduction", déclarait-il en 2017 lors d’une conférence après sa visite d’une quilomboa, une communauté de descendants d’esclaves.

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