Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International

Brexit : c'est parti pour deux ans de négociations avec l'Union Européenne

mercredi 29 mars 2017 à 18:18 Par Olivia Cohen, France Bleu

Coup d'envoi du Brexit ce mercredi : c'est parti pour deux ans de négociations âpres. La première ministre britannique Theresa May est prête à négocier le meilleur traité de libre-échange, le président du Conseil européen Donald Tusk assure que l'Union européenne tâchera de préserver ses intérêts.

Brexit jour J : la procédure est lancée pour deux ans de négociations sur les modalités de sortie de la Grande-Bretagne de l'UE
Brexit jour J : la procédure est lancée pour deux ans de négociations sur les modalités de sortie de la Grande-Bretagne de l'UE © Maxppp -

Bruxelles, Strasbourg, France

"Il s'agit d'un moment historique, il n'y aura pas de retour en arrière." Par ces mots, la première ministre britannique Theresa May a officialisé le Brexit ce mercredi, avec l'activation de l'article 50 du traité de Lisbonne. À Bruxelles, le président du Conseil européen Donald Tusk a réagi en brandissant la lettre signée par Theresa May qui acte la procédure : l'Union européenne tâchera de préserver ses intérêts pendant la période de négociations âpres qui s'ouvre pour les deux années à venir.

Nous déciderons de nos propres lois, nous construirons une Grande-Bretagne plus juste et plus forte. - Theresa May

Theresa May est prête à en découdre et l'une de ses priorités sera de rassurer le secteur économique : la première ministre britannique s'engage à négocier le meilleur accord de libre-échange avec l'Union pour limiter les barrières commerciales. Elle entend également rester une partenaire de premier ordre pour tout ce qui concerne la sécurité du continent face à la menace terroriste. Theresa May se veut rassurante : "Nous quittons l'Union européenne, pas l'Europe", elle annonce tout de même qu'il va falloir "travailler dur" pour trouver un accord.

À LIRE en + : Brexit : tout comprendre sur le référendum qui fait peur à l'Europe

La course contre la montre

Deux ans de négociations, un délai qui risque d'être court voire trop court, car de gros blocages sont à craindre, notamment les droits des quelque trois millions de citoyens européens établis en Grande-Bretagne. Sur ce point, Theresa May reste floue, elle se refuse à garantir leurs droits, sachant que l'un de ses principaux objectifs est de réduire l'immigration en provenance de l'Union européenne. Theresa May l'a dit dans son discours :

Nous voulons être une Grande-Bretagne internationale et tendre la main à tous nos amis...

Comprenez "Nos amis européens ne seront pas privilégiés". Les expatriés britanniques risquent donc de servir de monnaie d'échange pour Bruxelles, qui compte proposer à Londres le marché suivant : les ressortissants européens en Grande-Bretagne pourront continuer à jouir de leurs prestations sociales, tandis que les mêmes conditions seront appliquées aux Britanniques résidant dans l’Union, tout cela le temps que le divorce soit prononcé.

Divorce et accord commercial : chacun son tour selon l'UE

Finalement, le désaccord fondamental réside dans le fait que le Royaume-Uni veut négocier divorce et accord commercial de front. Londres et Bruxelles n'ont pas la même interprétation de l’article 50 du traité de Lisbonne, qui prévoit que les négociations en vue du départ d’un État membre "tiennent compte du cadre de ses relations futures avec l’Union". Pour l’Union, ça veut dire que les grands principes du divorce, notamment le montant de la pension alimentaire versée par la Grande-Bretagne, doivent être définis avant d'entamer les négociations commerciales.

Cette pension alimentaire, quelle est-elle ? Il s'agit des sommes que le Royaume-Uni s'est engagé à verser dans le cadre du budget de l’Union : le chèque pourrait atteindre les 60 milliards d’euros, le bras de fer sera douloureux. Une chose est sûre, le Royaume-Uni insiste pour négocier les deux gros dossiers en parallèle pour rassurer les investisseurs étrangers : le Royaume-Uni, même s'il veut se rapprocher des Etats-Unis, réalise pour l'heure la moitié de ses échanges avec l'Union européenne.

Les 27, sans le Royaume-Uni, se réuniront le 29 avril à Bruxelles afin d'adopter les orientations de négociations. Le négociateur en chef de l'Union pour le Brexit, le Français Michel Barnier, a souligné qu'un accord devait être trouvé avant octobre 2018 pour que la procédure soit achevée dans les temps.