Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Brexit : ce qui change ce 1er janvier entre la France et le Royaume-Uni

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Après de longues négociations, l'accord trouvé in extremis entre l'Union européenne et le Royaume-Uni au sujet du Brexit entre en vigueur ce vendredi 1er janvier. Voici ce qui va changer entre les deux partenaires et surtout dans les relations entre les Français et les Britanniques.

Brexit : ce qui va changer à partir de 1er janvier
Brexit : ce qui va changer à partir de 1er janvier © AFP - TOLGA AKMEN

Quatre ans et demi après la victoire du oui au Brexit, le cadre des nouvelles relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne entre en vigueur ce 1er janvier 2021. L'accord trouvé in extremis le 24 décembre implique de nombreux changements entre les deux partenaires. Voici ce qui va changer à partir de vendredi entre la France et le Royaume-Uni.

Fin de la libre circulation des personnes

Si jusqu'à présent, une carte d'identité suffisait pour se rendre outre-Manche, il faudra désormais présenter un passeport à compter du 31 octobre 2021. Les formalités aux frontières sont donc rétablies dans les deux sens. Les citoyens européennes n'auront néanmoins pas besoin de visa pour les séjours touristiques de courte durée. Idem pour les visites professionnelles, les formations, les conférences, les séminaires et les workshops. En revanche, un titre de séjour sera obligatoire pour tout séjour de plus de trois mois ou pour exercer une activité professionnelle. 

Pour les Britanniques aussi il faudra présenter un passeport ainsi qu'une attestation d'assurance santé prouvant que l'ensemble des dépenses médicales sont couvertes pendant le séjour. 

Flou sur le permis de conduire 

Ce point reste à préciser puisque le permis de conduire français pourrait ne plus être reconnu au Royaume-Uni. Le gouvernement recommande de se doter d'un permis de conduire international à partir du 1er janvier 2021. 

Interdiction des produits contenant de la viande ou du lait 

A partir de vendredi, les ressortissants britanniques ne pourront plus emmener avec eux un sandwich jambon-fromage dans leurs valises. Le gouvernement de Boris Jonhson précise que l'Union européenne interdit à partir du 1er janvier l'introduction de produits d'origine animale contenant de la viande ou un produit laitier. L'UE explique cette décision par la volonté d'empêcher l'introduction de maladies animales infectieuse sur son sol. Quelques exceptions sont à noter comme le lait en poudre et les aliments pour nourrissons, le miel, les escargots ainsi que les aliments spéciaux pour les animaux de compagnie requis pour raisons médicales. 

Les animaux de compagnie contrôlés 

Si vous souhaitez vous rendre en Angleterre avec votre chien ou votre chat, le passeport européen ne sera bientôt plus reconnu. Une nouvelle procédure doit être prochainement mise en place. A l'inverse, les formalités se compliquent pour les Britanniques désireux de se rendre dans l'UE avec leur animal de compagnie. Ils devront présenter un certificat de bonne santé attestant que les vaccins requis sont à jours, à réaliser dans les 10 jours précédant le séjour.

Quid des expatriés français ? 

Les Français ou les Européens qui se sont installés au Royaume-Uni avant le 31 décembre 2020 bénéficieront d'un dispositif spécial pour obtenir leur statut de résident. A partir du 1er janvier, cela se complique puisque le gouvernement britannique a annoncé une politique d'immigration plus stricte. Un nouveau système à points sera mis en place qui prendra en compte plusieurs critères, comme l'âge, le niveau en langue anglaise, le niveau d'études, etc. Il faudra également avoir une proposition d'emploi par une entreprise autorisée par le Ministère de l'Intérieur britannique, et que ce travail permette de gagner plus de 26.500 £ (22.930 euros) par an. Ces conditions permettront d'obtenir un visa valable 5 ans. 

Et pour les Britanniques en France ? 

Les Britanniques de France connaîtront peu ou prou le même sort que les expatriés français. Ceux qui sont déjà installés dans l'hexagone devront impérativement avoir un titre de séjour à partir du 1er octobre. Ils ont jusqu'au 1er juillet 2021 pour effectuer les démarches. Pour ceux qui souhaitent s'installer à partir du 1er janvier, ils devront solliciter un titre de séjour de droit commun en préfecture. Ces titres de séjours leur permettront de circuler dans les autres pays de l'espace Schengen, pour des périodes ne dépassant pas trois mois. 

Erasmus supprimé au Royaume-Uni

C'est l'un des autres points importants de l'accord : la suppression d'Erasmus. Le programme d'échange universitaire permettait à 32.000 étudiants européens d'aller étudier temporairement au Royaume-Uni chaque année. Coup dur pour les Français, puisque que le pays était à la troisième place des destinations préférées. Le gouvernement de Boris Johnson a évoqué des questions de coûts et annonce la mise en place d'un programme d'échange universitaire mondial. 

Pour les étudiants inscrits dans un établissement britannique avant le 31 décembre, il sera possible de poursuivre le cursus en obtenant un statut particulier, appelé "pre-settled" ou "settlement scheme for EU citizens". Ceux qui commenceront leur cursus après le 1er janvier devront obtenir un visa étudiant d'un coût de 390 euros pour une période supérieure à 6 mois. Ce à quoi il faudra ajouter 557 euros pour bénéficier du service de santé publique. Plusieurs critères pour obtenir ce visa : être accepté dans un établissement, parler, lire et comprendre l'anglais et être capable de financer son séjour. 

A l'inverse, les étudiants britanniques ne pourront plus bénéficier du programme Erasmus. 

Les appels téléphoniques plus chers

Le système de roaoming permettant aux usagers européens de forfaits téléphoniques de ne pas être surtaxés lors de leur itinérance dans un autre pays de l'UE disparaît à partir du 1er janvier. Les opérateurs britanniques pourront désormais appliquer des frais supplémentaires aux clients européens sur son sol. Même conséquence pour les Britanniques en Europe. 

Pas de droits de douane, ni quotas...

C'était la question centrale des négociations : l'accès au marché unique. A partir de 1er janvier, les produits britanniques pourront continuer à être vendus en Europe sans droits de douane ni quotas. Une décision unique dans l'histoires des partenaires commerciaux de l'UE et étrangers. Vice-versa, les entreprises européennes pourront continuer à avoir accès au marché du Royaume-Uni. Un soulagement pour de nombreux secteurs britanniques puisque les exportations vers l'Europe représentent 46% du volume global. Soulagement également pour certaines activités françaises, comme celle du champagne

... mais le retour des douanes

Pas de droits de douanes mais ces dernières font tout de même leur retour après avoir été supprimées en 1993. Pour chaque transaction, une déclaration d'importation  ou d'exportation devra être remplie. Ce changement inquiète les entreprises qui devront gérer la baisse de fluidité des échanges commerciaux entre l'UE et le Royaume-Uni. En principe, les agents des douanes devront vérifier la conformité de chaque camion. En outre, toutes les marchandises agroalimentaires seront systématiquement contrôlées. Et le bétail britannique entrant sur le territoire européen devrai faire l'objet d'une inspection vétérinaire. Ces complications administratives devraient se répercuter sur les prix des produits exportés, de l'ordre de 5% selon les estimations d'économistes.

Concurrence équitable 

Fixer le cadre pour une concurrence équitable était une condition non-négociable pour les Européens. A partir du 1er janvier, les deux partenaires se sont engagés à éviter le dumping fiscal et social. En cas de désaccord sur les normes, le partenaire se sentant lésé pourra imposer des droits de douane en mesure de rétorsion. 

La City boutée hors d'Europe

La finance britannique n'est plus la bienvenue en Europe. La City, la place financière la plus importante du Vieux continent ne pourra plus vendre ses produits à travers l'UE à partir du 1er janvier. Les grandes banques et les fonds d'investissements londoniens devront ouvrir des filiales dans les pays membre de l'Union pour continuer leurs activités. 

Brexit : ce qui change, ce que prévoit l'accord
Brexit : ce qui change, ce que prévoit l'accord © Visactu
Choix de la station

À venir dansDanssecondess