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International DOSSIER : Brexit

Brexit : l'hypothèse d'une sortie sans accord se précise après le nouveau rejet des députés britanniques

mardi 12 mars 2019 à 20:28 - Mis à jour le mercredi 13 mars 2019 à 8:48 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Les députés britanniques ont voté à 391 voix contre 242, ce mardi soir, contre l'accord de sortie de l'Union européenne négocié par leur première ministre Theresa May et la Commission européenne. Ce vote ouvre la voie à un Brexit sans accord.

Des manifestants anti-Brexit à Londres, ce mardi.
Des manifestants anti-Brexit à Londres, ce mardi. © AFP - Tolga AKMEN

Le Royaume-Uni parviendra-t-il à sortir de l'Europe avec un accord ? Pour la seconde fois, les députés britanniques de la Chambre des communes ont voté contre, ce mardi, soir l'accord fixant les modalités du Brexit. Les députés ont rejeté le texte par 391 voix contre 242. Un vote quiplonge le Royaume-Uni dans l'inconnu à 17 jours de la date prévue de la sortie de l'Union européenne.

Un texte déjà massivement rejeté en janvier 

Le 15 janvier dernier, ils avaient déjà massivement rejeté par 432 voix contre 202, une première version du texte établissant les termes du divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.

Vers un "Brexit dur" ou un report ? 

Le rejet de cet accord "accentue significativement" le risque d'un Brexit sans accord, a averti dans la foulée le porte-parole de Donald Tusk, le président du Conseil européen. "Il est difficile de voir ce que nous pouvons faire de plus. S'il y a une solution à l'impasse actuelle, elle peut seulement être trouvée à Londres", a déclaré le porte-parole, ajoutant que l'Union Européenne allait continuer ses "préparatifs" pour un Brexit sans accord. 

Le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, a lui indiqué que l'Union européenne avait fait "tout ce qu'elle a pu" pour aider à l'approbation de l'accord de Brexit. "L'impasse peut uniquement être surmontée par le Royaume-Uni", a tweeté Michel Barnier, ajoutant que les préparatifs de l'UE en cas de divorce sans accord "étaient maintenant plus importants que jamais".

Mais l'Union européenne s'est dite prête, ce mardi soir, à "considérer" un délai au Brexit en cas de demande "motivée".

La France "regrette" ce vote 

"La France regrette le vote de ce soir", a déclaré la présidence française mardi, en précisant que Paris ne pourrait "en aucun cas accepter une extension (de la date du Brexit) sans une stratégie alternative, crédible, de la part du Royaume-Uni". "La solution à l'impasse ne peut être trouvée qu'à Londres", estime l'Elysée. "Après que l'Union européenne a fourni des assurances additionnelles au Royaume-Uni, en décembre, janvier et mars, nous sommes arrivés au bout de la négociation sur les conditions du retrait", regrette l'Elysée. Paris indique "poursuivre" avec ses partenaires de l'UE sa "préparation à une sortie du Royaume-Uni sans accord afin d'être prêt le 29 mars".

La Première ministre Theresa May en difficulté

Après cette nouvelle défaite humiliante, le sort de la Première ministre Theresa May ne tient qu'à un fil. Avant même le résultat du vote des députés britanniques, qui ont rejeté l'accord de divorce qu'elle a négocié avec Bruxelles pour la seconde fois en deux mois, des rumeurs affirmaient que des membres de son gouvernement voulaient la voir partir avant l'été. Les appels à démission pourraient désormais se multiplier.

La question de la frontière entre les deux Irlande 

Lundi soir, la rencontre entre Thersa May et Jean-Claude Juncker, à Strasbourg, avait permis aux deux dirigeants d'annoncer qu'un accord avait été trouvé pour éviter le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord. Ce filet de sécurité, également appelé "backstop", était assorti de la promesse faite par les Européens de ne pas chercher à maintenir indéfiniment le Royaume-Uni dans une union douanière. Il n'a visiblement pas suffi à rallier les Eurosceptiques du camp gouvernemental. 

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