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International
Dossier : Brexit

Brexit : un nouvel accord trouvé pour la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, son adoption incertaine

Un nouvel accord a été conclu entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, alors que le pays devait acter sa sortie de l'Europe avant le 31 octobre, ont indiqué Boris Johnson et Jean-Claude Juncker ce jeudi. Cet accord doit encore être ratifié par les parlements britannique et européens.

Le Royaume-Uni a jusqu'au 31 octobre pour acter sa sortie de l'Union européenne.
Le Royaume-Uni a jusqu'au 31 octobre pour acter sa sortie de l'Union européenne. © AFP - DANIEL LEAL-OLIVAS

Un nouvel accord a été conclu entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, alors que le pays devait acter sa sortie de l'Europe avant le 31 octobre, ont indiqué le Premier ministre britannique Boris Johnson et Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, ce jeudi. Mais cet accord, qui a été adopté par les 27 membres de l'Union européenne, reste à ratifier par les parlements européens et britanniques, et son adoption est déjà compromise par l'opposition et les unionistes nord-irlandais.

Un "accord juste et équilibré"

"Là où il y a une volonté, il y a un accord", a affirmé sur son compte Twitter Jean-Claude Juncker. Il salue un "accord juste et équilibré" et recommande aux dirigeants des 27 pays membres de donner leur feu vert.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a également salué cet "excellent nouvel accord". Pour lui, la Grande-Bretagne peut désormais mettre en oeuvre "un véritable Brexit". Lors d'une conférence de presse, il a invité les parlementaires britanniques à adopter le texte samedi et à "faire aboutir le Brexit".

Il faudra bien qu'un jour dans cette assemblée on prenne ses responsabilités et que ce qui a été décidé par un référendum se mette en oeuvre - Michel Barnier 

Michel Barnier, le négociateur en chef de l'Union européenne pour le Brexit, a également salué un accord "juste et raisonnable". Interrogé sur la possibilité que l'accord soit de nouveau rejeté par la Chambre des communes, il a dit : "Moi j'ai fait mon travail". "Il faudra bien qu'un jour dans cette assemblée on prenne ses responsabilités et que ce qui a été décidé par un référendum, et soutenu par les différents gouvernements avec lesquels nous avons négocié, se mette en oeuvre", a observé Michel Barnier.

Un accord déjà compromis 

L'accord, qui pourrait être validé par les membres de l'union européenne lors du sommet qui s'ouvre ce jeudi à Bruxelles, doit à présent être approuvé par le Parlement britannique, lors d'une séance extraordinaire ce samedi. En janvier dernier, le premier projet d'accord conclu entre le Royaume-Uni l'Union européenne avait été rejeté par les parlementaires britanniques pour la troisième fois. Le scénario d'un rejet pourrait bien se reproduire, au vu des oppositions des travaillistes d'une part, et des unionistes nord-irlandais d'autre part. 

Le parti unioniste nord-irlandais et les travaillistes toujours opposés à l'accord

Les ultraconservateurs du parti unioniste démocrate nord-irlandais, le DUP, ont annoncé qu'ils étaient toujours opposés à cet accord. Une opposition qui rend très incertaine son adoption par les députés britanniques. En cause, à nouveau, les mesures proposées pour éviter un retour d'une frontière physique entre la province britannique de l'Irlande du Nord et la République d'Irlande, qui reste membre de l'Union européenne. Pour le DUP, ces mesures risquent d'aboutir à un traitement différent de l'Irlande du Nord par rapport au reste du Royaume-Uni, voire à une réunification de l'Irlande, qui est le cauchemar de ce parti. Mais le petit parti affirme qu'il "continuera à travailler avec le gouvernement pour parvenir à un accord raisonnable qui fonctionne pour l'Irlande du Nord et protège l'intégrité économique et constitutionnelle du Royaume-Uni".

Le chef du parti travailliste Jeremy Corbyn appelle également les députés à rejeter l'accord. Le leader de la principale formation d'opposition dans le pays estime que cet accord _"ne rassemblera pas le pays et doit être rejeté." P_our lui, "la meilleure façon de résoudre le Brexit est de donner à la population le dernier mot lors d'un vote populaire".

Emmanuel Macron veut rester prudent 

Le président français opte, lui, pour la prudence : "instruits par le passé, il faut rester raisonnablement prudent", affirme-t-il. A son arrivée à Bruxelles pour le Conseil européen le président français a salué "un bon compromis".

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