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Dossier : Brexit

Brexit : un million de signatures réunies en moins de 24 heures contre la suspension du Parlement britannique

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Par , France Bleu

La décision du Premier ministre Boris Johnson de suspendre le Parlement jusqu'au 14 octobre, soit deux semaines seulement avant la date du Brexit, a déclenché une vague d'indignation au Royaume-Uni. Une pétition contre cette annonce recueillait jeudi plus d'un million de signatures.

Un homme portant un masque de Boris Johnson a manifesté devant le Downing Street, dans le centre de Londres, le 28 août 2019.
Un homme portant un masque de Boris Johnson a manifesté devant le Downing Street, dans le centre de Londres, le 28 août 2019. © AFP - ALBERTO PEZZALI

La réaction des britanniques a été immédiate. Moins de 24 heures après l'annonce mercredi de la décision de Boris Johnson de suspendre le parlement britannique jusqu'au 14 octobre, une pétition en ligne sur le site officiel du Parlement, rassemble plus d'un million de signatures

Raccourcir le débat à l'approche du Brexit

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a créé la surprise en annonçant la suspension du Parlement entre la deuxième semaine de septembre et le 14 octobre.

Il est pourtant habituel en Grande-Bretagne quand un nouveau gouvernement est formé que le nouveau Premier ministre demande à la reine Elizabeth II de suspendre le Parlement. Cette procédure dite de "prorogation" permet de clôturer l'actuelle session parlementaire et d'en ouvrir une nouvelle avec un discours de la reine. Elizabeth II a une nouvelle fois accepté la demande du nouveau premier ministre. 

Seulement voilà, choisir de solliciter cette prorogation maintenant, alors que la date du Brexit approche, a provoqué un tollé dans les rangs de l'opposition, mais aussi certains cercles conservateurs, qui ont dénoncé une atteinte à la démocratie. Cette suspension jusqu'au 14 octobre ne laisserait que quinze jours aux députés pour tenter d'empêcher un Brexit sans accord.

L'opposition vent debout

Le travailliste Jeremy Corbyn, s'est dit _"consterné par l'insouciance_" du Premier ministre. Le chef de file de l'opposition au Parlement a annoncé que la première chose que les députés du Labour feront en arrivant mardi à Westminster sera de proposer une loi pour empêcher cette suspension du Parlement.

"Fermer le Parlement afin d'imposer un Brexit sans accord [..] ce n'est pas comme cela que fonctionne une démocratie. _C'est une dictature_", a déclaré à la BBC Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise.

Un groupe de 75 parlementaires pro-UE va porter une réclamation devant les tribunaux écossais. Ils estiment que la décision est anticonstitutionnelle. Leur recours devrait être étudié jeudi ou vendredi par la Court of Session, une cour civile suprême qui siège à Edimbourg. 

Le succès de la pétition peut-il rebattre les cartes ? 

Le gouvernement devra donc répondre à la pétition, qui a dépassé le seuil des 100.000 signataires à partir duquel a lieu un débat parlementaire.  Mais cela ne changera pas forcement la donne. 

Une autre pétition lancée cette année contre le Brexit avait réuni un record de 6,1 millions de signatures, sans pour autant remettre en cause le résultat du référendum de juin 2016.

Les députés auront "amplement le temps de débattre" assure Boris Johnson

Boris Johnson affirme sur SkyNews, que les députés auront auront amplement le temps de débattre". 

Ils pourront le faire avant le Conseil européen des 17 et 18 octobre. "Si je réussis à conclure un accord avec l'UE, le Parlement pourra alors passer la loi pour la ratification de l'accord avant le 31 octobre", écrit le premier ministre dans la lettre qu'il a envoyée aux députés pour les informer de sa décision.

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