Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

"C'est pas clair du tout" : à Dun-le-Palestel, les Britanniques sont dans le flou à quelques heures du Brexit

-
Par , France Bleu Creuse

Alors que le Brexit doit officiellement avoir lieu vendredi soir à minuit, les ressortissants britanniques en Creuse ne savent pas vraiment à quoi s'attendre pour les prochains mois. Ils n'ont eu aucune indication sur les procédures administratives à enclencher.

Dans la bibliothèque anglaise de Dun-le-Palestel, des affiches donnent des conseils pratiques aux Britanniques avant le Brexit.
Dans la bibliothèque anglaise de Dun-le-Palestel, des affiches donnent des conseils pratiques aux Britanniques avant le Brexit. © Radio France - Bastien Munch

Titre de séjour, carte vitale, pension de retraite... Sur beaucoup de points, les Britanniques installés en Creuse ne savent pas quoi répondre à la question "et après le Brexit ?". Ils affirment n'avoir eu aucune indication précise des autorités, et ne savent même pas si la carte de séjour suffira à les faire rester en France. Certains d'entre eux se sont retrouvés autour d'un café pour partager leurs inquiétudes à la bibliothèque anglaise de Dun-le-Palestel.

"Ce n'est pas clair du tout", annonce d'entrée Phil, 57 ans, installé à Jarnages avec sa femme et ses enfants. "Cette date du 31 janvier ne change presque rien pour nous puisqu'on n'en sait pas plus sur notre avenir", explique celui qui a quitté le Royaume-Uni il y a quinze ans. "Certains nous disent des choses, d'autres le contraire. On n'a pas d'autre choix que d'attendre que les négociations entre l'Union européenne et le Royaume-Uni continuent pour savoir ce qu'on doit faire. On ne sait même pas si la carte de séjour nous protégera entièrement."

Moins de pension ?

Avec ce manque d'information, d'autres Britanniques commencent eux à s'inquiéter un peu. C'est le cas de Juliane, qui habite Saint-Sulpice-le-Dunois depuis quinze ans. Elle craint notamment pour sa pension de retraite. "C'est le gouvernement britannique qui nous donne cet argent, même ici en France", indique-t-elle. "Mais depuis le vote du Brexit en 2016, le cours de la livre ne fait que baisser. Du coup, notre pension diminue également, et cela pourrait s'accentuer avec le divorce officiel."

Gary s'inquiète lui pour son assurance maladie. Après le Brexit, il a peur de ne plus pouvoir bénéficier d'une carte vitale équivalente à celles de tous les Français. "Si les autorités décident de nous refuser l'accès au système de santé, on ne peut rien faire. On aura peut-être besoin d'une nouvelle mutuelle qui nous couvre à 100%", déplore celui qui a quitté l'Irlande du Nord il y a dix ans pour s'installer à Sagnat. "Ma belle-soeur est hospitalisée à Limoges pour un cancer du colon. Tout son traitement est pris en charge, mais qu'en sera-t-il après le Brexit ? Personne ne sait vraiment..."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess