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Ce que l'on sait sur les attentats de Bruxelles

Par Thibaut Lehut, France Bleu mardi 22 mars 2016 à 12:42 Mis à jour le mardi 22 mars 2016 à 20:47

Les secours à la station de métro de Maelbeek.
Les secours à la station de métro de Maelbeek. © Maxppp -

La ville de Bruxelles a été frappée ce mardi matin par plusieurs attaques terroristes. L'aéroport et le métro de la capitale belge ont été la cible d'explosions. Au moins 29 personnes sont mortes et l'enquête commence avec un appel à témoins lancé pour retrouver un homme.

Plusieurs attaques meurtrières ont été perpétrées ce mardi matin à Bruxelles. Trois explosions à l'aéroport de Zavantem et dans une station de métro qui ont tué au moins 29 personnes. Huit Français ont par ailleurs été blessés, dont trois grièvement. Voici ce qu'il faut retenir de ces attentats.

>> Attentats à Bruxelles : revivez le fil de la journée

8h | Deux explosions à l'aéroport

Vers 8h, deux explosions ont retenti à l'aéroport international de Bruxelles-Zaventem, dans le hall des départs. Selon le procureur belge, ces deux explosions ont "probablement été provoquées par des kamikazes".  Un bilan provisoire des pompiers fait état d'au moins 14 morts et 96 blessés.

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"Un monsieur a crié quelques mots en arabe et j'ai entendu une grosse déflagration", a raconté un employé de la sécurité des bagages de l'aéroport à l'AFP. Selon lui, il n'y a eu "même pas deux minutes entre les deux" explosions. Il a décrit une "panique générale à tous les niveaux" et de nombreux blessés, notamment aux jambes et aux pieds.

9h | Explosion dans le métro

Une heure plus tard environ, peu après 9h, une explosion a touché la station de métro Maelbeek, à 300 m de la Commission européenne. Selon les pompiers, cette attaque a causé la mort "d'une dizaine" de personnes. La régie de transports locale évoque de son côté au moins 15 morts. Le bourgmestre de Bruxelles annonce lui "une vingtaine de décès". Là encore le bilan est incertain et provisoire.

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En milieu de journée, de la fumée noire s'échappait encore de l'entrée de la station située rue de la Loi. Les voyageurs coincés dans les tunnels ont du être évacués dans le noir, à pied.

L'Etat islamique revendique les attaques, un homme recherché

Les autorités belges n'ont donné que très peu d'informations sur l'enquête qui commence tout juste. Le parquet a cependant confirmé que les deux explosions de l'aéroport ont été "probablement provoquées par des kamikazes", et qu'une troisième bombe n'avait pas explosé.

Dans l'après-midi, l'Etat islamique a revendiqué les attentats, alors que la police diffusait une photo de suspects récupérée sur des bandes de vidéosurveillance à l'aéroport. Ces derniers portent tous les deux un gant, qui pourrait leur avoir permis de dissimuler un détonateur. Les enquêteurs ont aussi lancé un appel à témoins pour tenter d'identifier et retrouver l'homme qui se trouve à droite du cliché, avec un chapeau noir.

Dans une perquisition menée en fin de journée à Schaerbeek, une commune de l'agglomération bruxelloise, les enquêteurs ont retrouvé un engin explosif et un drapeau de l'Etat islamique.

Bruxelles paralysée, la France en alerte

Suite à ces attaques, le trafic des bus, trams et métros a été suspendu durant une majeure partie de la journée dans la capitale belge. Les Eurostar qui effectuent le trajet Londres-Bruxelles et les Thalys ne circulent plus, seuls deux allers-retours sont prévus ce mardi soir. La Belgique a également accru la surveillance autour de sites sensibles, comme les institutions européennes ou les centrales nucléaires. L'aéroport restera fermé mercredi.

En France, 1.600 policiers supplémentaires ont été déployés pour renforcer la sécurité, notamment dans les gares et les aéroports. Pour y pénétrer, les voyageurs doivent systématiquement montrer un titre de transport ou une pièce d'identité.

Des mesures similaires ont été prises dans de nombreux pays européens.