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International

Centres d'accueil pour migrants : Emmanuel Macron n'en veut pas en France, l'Italie proteste

vendredi 29 juin 2018 à 21:24 Par Viviane Le Guen, France Bleu

La France n'ouvrira pas sur son sol de centres d'accueil contrôlés pour les migrants a ré-affirmé Emmanuel Macron vendredi après-midi. une affirmation démentie par le chef du gouvernement italien. Le projet figure dans l'accord européen conclu dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le président français Emmanuel Macron a répété avec force vendredi que la France n'ouvrirait pas sur son sol de centres d'accueil contrôlés pour les migrants.
Le président français Emmanuel Macron a répété avec force vendredi que la France n'ouvrirait pas sur son sol de centres d'accueil contrôlés pour les migrants. © Maxppp - Javier Fergo

"La France n'ouvrira pas de centres" d'accueil pour les migrants qui arrivent en Europe "car elle n'est pas un pays de première arrivée" a assuré Emmanuel Macron ce vendredi, quelques heures après la conclusion d'un accord européen sur le sujet. 

Pour la France, ces "centres contrôlés" doivent être créés dans les pays où débarquent des migrants c'est à dire l'Italie, l'Espagne et la Grèce, sur une base volontaire. Ils doivent permettre de faire rapidement le distinguo entre les migrants irréguliers, qui seraient expulsés, et ceux qui peuvent obtenir l'asile. 

"Macron était fatigué"

S'il en a accepté ce principe, le gouvernement italien reste très réticent et reproche à la France de les proposer sans accepter d'en ouvrir sur son sol. Giuseppe Conte a d'ailleurs démenti vendredi les affirmations du président français selon qui les centres d'accueil pour migrants devaient être créés dans les pays de première entrée.  "Je démens. Macron était fatigué", a lancé le chef du gouvernement italien.

"Il est nulle part écrit dans l'article 6 (de l'accord) que les centres d'accueil en Europe doivent être dans des pays déterminés. Je vous invite à le relire", a souligné M. Conte à l'issue du sommet.

Convaincre l'Italie de créer ces centres fermés, où les migrants devraient rester en attendant l'examen de leur cas, avec des contreparties financières et logistique ainsi que l'assurance d'expulser très vite vers leur pays d'origine les déboutés du droit d'asile, a été le principal point d'achoppement des discussions de Bruxelles.

Le chef du gouvernement italien a finalement accepté ce principe mais à condition que leur création se fasse sur une base volontaire et sans indiquer si elle accepterait de les créer réellement.