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International

Chassé-croisé des "brexités" à l'aéroport de La Rochelle - Île de Ré

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Par , France Bleu La Rochelle
La Rochelle, France

L'Europe des 28, c'est terminé. Depuis vendredi, le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne, ce qui laisse un sentiment amer à certains passagers des premiers vols à destination ou en provenance de Londres ce dimanche à l'aéroport de La Rochelle - Île de Ré.

Aéroport de La Rochelle-Ile-de-Ré
Aéroport de La Rochelle-Ile-de-Ré © Radio France - Gérald Paris

C'est la fin de 47 ans de mariage. Depuis vendredi, le Royaume-Uni ne fait officiellement plus partie de l'Union européenne. A l'aéroport de La Rochelle - Île de Ré, les premiers "brexités" se sont croisés ce week-end.Des Britanniques qui se retrouvent, contre leur volonté, obligés de quitter l'UE en même temps que leur pays avec le Brexit et dans l'autre sens, les Français installés outre-Manche. A l'aéroport de La Rochelle - Île de Ré, ils étaient nombreux ce dimanche après-midi sur les premiers vols à destination ou en provenance de Londres.

Plus que quelques minutes avant d'embarquer et Hannah, étudiante britannique de 19 ans, n'a aucune envie de retourner à Londres. Chez elle, _"c'est ici, c'est l'Union européenne"_dit-elle, c'est là qu'elle rêve de travailler plus tard. Alors le Brexit, elle est contre. Et pour elle, il était hors de question d'être au Royaume-Uni ce week-end, ni de fêter cet événement.   

Etre en Europe, en France, ce week-end, c'est une forme de solidarité, de bonheur, parce que je ne sais pas à quel point les règles de travail seront différentes après le Brexit.

"Je dois beaucoup à l'Union européenne"

Si le Brexit était entré en vigueur une décennie plus tôt, Flora, en est persuadée, elle n'aurait jamais déménagé au Royaume-Uni pour une opportunité professionnelle. Et elle serait donc, probablement, passé à côté d'une très belle rencontre.

Mon amour et moi nous sommes rencontrés grâce à l'Union européenne. On a la chance que ce soit arrivé il y a 11 ans, au Royaume-Uni, quand tout ça n'existait pas.

Flora estime qu'elle "doit beaucoup" à l'UE. _"_Moi, je suis une citoyenne européenne, affirme-t-elle fièrement, alors l'UE, c'est presque dans mon ADN." Elle a encore du mal à croire que désormais elle vit et travaille en dehors de l'Union. Mais elle se rassure grâce à la "période de transition". Jusqu'à la fin de l'année 2020, les règles européennes continueront de s'appliquer pour les citoyens et les entreprises. Et même si ce n'était pas le cas, ça n'empêchera pas Vicky de continuer à faire régulièrement l'aller-retour entre Londres et La Rochelle.

L'aller-retour Londres-La Rochelle bientôt plus compliqué ?

Cette retraitée britannique de 66 ans vient tout juste d'atterrir. Tous les deux mois depuis dix ans, elle vient passer du temps avec son époux dans leur résidence secondaire, sur l'île de Ré. Fervente opposante au Brexit, elle l'assure, sa mise en vigueur ne changera pas ses habitudes, même si elle risque de les compliquer.

Désormais, quand on voudra venir en France, nous devrons avoir des visas. Ça ne me fait pas peur, mais je pense que ce sera difficile et ça m'ennuie parce que ce sera une tâche administrative supplémentaire.

Vicky est déterminée. "Nous adorons la France alors ça ne nous arrêtera pas, assure-t-elle, nous devrons simplement nous battre un peu plus."

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