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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : Louis Aliot réclame des contrôles sanitaires à la frontière avec l'Espagne

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Face à une épidémie désormais hors de contrôle en Catalogne, le maire de Perpignan fait part de son inquiétude et dénonce l'absence de tout contrôle à la frontière.

Louis Aliot, maire de Perpignan (photo d'illustration)
Louis Aliot, maire de Perpignan (photo d'illustration) © Maxppp - Michel Clementz

Faut-il y voir une bombe à retardement ? Alors que l'épidémie de Covid-19 regagne chaque jour du terrain en Catalogne - les autorités régionales ont reconnu la semaine dernière qu'elle était désormais hors de contrôle - des milliers de vacanciers continuent chaque jour de transiter de part et d'autre des Pyrénées, via le col du Perthus. 

Dans ces conditions, le maire de Perpignan fait part de son inquiétude et appelle les autorités à prendre rapidement des dispositions. "Nous sommes en période estivale, chaque jour les flux entrants et sortants sont massifs : on peut s'attendre à une dissémination du virus du fait que l'on prenne des mesures tardives".  Louis Aliot appelle l'État à "prendre des dispositions, comme d'autres pays l'ont fait", avec des "mesures de contrôle à la frontière" et "pourquoi pas, des prises de température". 

Située à 20 kilomètres de la frontière, la ville touristique de Perpignan est à moins d'une heure de route de Gérone et Figuères, deux villes espagnoles où l'épidémie explose depuis quelques jours. Comme à Barcelone, les habitants de Figuères sont invités à rester chez eux depuis dimanche, les parcs et jardins publics ont été de nouveau fermés. 

350.000 voitures ont quitté Barcelone

Pour l'heure, seuls une vingtaine de cas positifs ont été détectés dans le département frontalier des Pyrénées-Orientales. Mais selon les autorités sanitaires, la grande majorité des contaminations est en lien avec la Catalogne.  

L'inquiétude est renforcée par l'afflux de vacanciers en provenance de Barcelone ces derniers jours, notamment en Cerdagne ou sur le littoral des Pyrénées-Orientales. Alors que le gouvernement régional avait demandé vendredi aux Barcelonais de rester chez eux, 350.000 véhicules ont quitté la capitale catalane dans le courant du weekend pour échapper au reconfinement. 

"Souvenons-nous de ce qui s'est passé au printemps dernier, avertit le maire de Perpignan. Nous avons vu se reproduire chez nous, avec trois semaines de retard, la même situation qu'en Espagne. Il ne faudrait pas que l'on se retrouve début août avec une recrudescence des cas par manque d'anticipation".             

Très compliqué de fermer la frontière

Interrogé samedi sur l'hypothèse d'une fermeture de la frontière avec l'Espagne, le Premier ministre Jean Castex a assuré "suivre la situation de très près" et indiquait vouloir en discuter avec les autorités espagnoles

Ce mardi matin, le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez indique avoir rencontré Emmanuel Macron lors du sommet à Bruxelles, mais que le sujet de la frontière n'avait pas été évoqué

"Fermer les frontières, c'est difficile dans l'Union Européenne, cela ne se fait pas comme ça, précise le préfet des Pyrénées-Orientales, Philippe Chopin. Le gouvernement va devoir travailler avec les espagnols. Pour l'instant, c'est juste une réflexion". Mais pour le préfet, la priorité absolue reste "le respect des gestes barrières".  Concernant les cas positifs recensés dans les Pyrénées-Orientales, "si l'on avait respecté ces gestes, y compris avec nos amis espagnols, nous n'aurions pas eu ces problèmes". 

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