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International

Crise diplomatique, manifestations, situation sur place : le point sur les incendies en Amazonie

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

La situation ne s'améliore pas ce vendredi en Amazonie où des incendies continuent de détruire la forêt. Le président du Brésil, pointé du doigt par Emmanuel Macron, va envoyer l'armée sur place. Des centaines de personnes ont manifesté vendredi dans plusieurs pays pour appeler à sauver la forêt.

Des centaines de manifestants sont descendus dans la rue dans plusieurs pays européens pour appeler à sauver l'Amazonie.
Des centaines de manifestants sont descendus dans la rue dans plusieurs pays européens pour appeler à sauver l'Amazonie. © AFP - ALBERTO PEZZALI / NURPHOTO

Le poumon vert de la planète est en feu. Ce vendredi, les incendies continuent de progresser en Amazonie. Et le sujet est devenu un enjeu diplomatique. Jair Bolsonaro, le président du Brésil, est mis sous pression par la communauté internationale. Et des centaines de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs pays pour appeler à sauver la forêt.

Manifestations, enjeux diplomatiques, situation sur place : France Bleu fait le point sur ces incendies dévastateurs.

Des manifestations devant les ambassades et consulats du Brésil

Des centaines de personnes ont manifesté ce vendredi à Paris, Nantes, Lyon ou encore Londres, Dublin et Barcelone, répondant à un appel mondial. Des ONG, dont Extinction Rebellion et "Fridays for Future", le mouvement de la jeune Suédoise Greta Thunberg, ont demandé à tous les citoyens de se mobiliser devant les ambassades et consulats du Brésil.

Arborant des panneaux "Sauvez notre planète" et "Nos poumons sont en feu", les manifestants ont réclamé des actes forts pour venir à bout des incendies qui détruisent la forêt.

Des rassemblements ont également été organisés au Brésil où les habitants mobilisés ont réclamé, notamment, le départ de leur président, Jair Bolsonaro.

Des incendies qui se transforment en crise diplomatique 

Jair Bolsonaro n'est pas seulement pointé du doigt par les manifestants, mais aussi par plusieurs chefs d'État. Ce vendredi soir, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a parlé de "crise internationale". Il précise que son pays est "prêt à fournir toute l'aide nécessaire pour les maitriser et contribuer à protéger l'une des grandes merveilles de la planète".

Dans la journée, Emmanuel Macron est aussi monté au créneau, accusant son homologue brésilien d'avoir "menti" sur ses engagements en faveur de l'environnement. L'Élysée a également fait savoir qu'elle s'opposait au traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, communauté économique qui regroupe plusieurs pays de l'Amérique du Sud, dont le Brésil. L'Irlande a proféré la même menace.

Mais ce vendredi soir, le porte-parole du gouvernement allemand a indiqué que la prise de position de la France "n'est pas la réponse appropriée". Selon lui, "l'échec de la conclusion de l'accord Mercosur ne contribuerait pas à réduire le défrichement de la forêt tropicale au Brésil".

Cet incendie en Amazonie devrait également être au centre des préoccupations du G7 qui débute ce samedi à Biarritz. Selon l'Élysée, le G7 va se pencher sur la question et travailler à des "initiatives concrètes". "On doit trouver ce que j'appellerais la bonne gouvernance de l'Amazonie. C'est-à-dire qu'il faut associer les ONG, il faut associer les peuples autochtones beaucoup plus qu'on ne le fait et il faut stopper un processus de déforestation industrialisé", a déclaré le président français dans un entretien à Konbini.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, s'est dit lui "profondément préoccupé" par la situation. Même le puissant secteur de l'agro-négoce, pourtant soutien du président brésilien, a fait part de ses inquiétudes sur les répercussions économiques avec les partenaires commerciaux. Anne Hidalgo, maire de Paris et présidente de l'alliance des grandes villes pour le climat C40, a dénoncé ce vendredi soir sur Twitter "un désastre pour l'humanité toute entière".

"La forêt amazonienne est l'un des plus importants biens communs de l'humanité, et elle brûle à cause du comportement irresponsable d'un petit nombre d'hommes politiques internationaux et de dirigeants d'entreprises." - Anne Hidalgo

De son côté, Jair Bolsonaro, climato-sceptique assumé, a tenu tard jeudi une réunion de crise avec plusieurs de ses ministres. Le président d'extrême droite avait déclaré durant la semaine avoir des "soupçons" sur une responsabilité des ONG dans les incendies en Amazonie. Une déclaration qui a fait bondir les ONG, 118 d'entre elles l'ont accusé d'"irresponsabilité".

L'armée en Amazonie 

Sur place, la situation ne s'arrange pas. Les incendies, essentiellement dus à la déforestation et qui ont débuté il y a plusieurs semaines maintenant, progressent rapidement. Selon l'INPE, l'institut national de recherche spatiale, 700 nouveaux départs de feux ont été enregistrés le 22 août. Jair Bolsonaro a décidé ce vendredi soir d'envoyer l'armée en Amazonie. Donald Trump lui a proposé l'aide des États-Unis. 

Le patron de l'Institut a d'ailleurs été limogé par le président brésilien pour avoir publié des chiffres mensongers selon Jair Bolsonaro. Il affirmait que 76.720 incendies de forêts se sont déclarés dans le pays entre début janvier et le 22 août 2019, soit 85% de plus que l'an dernier sur la même période. Et plus de la moitié concernait l'Amazonie.

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