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International

Deux soldats français tués et un blessé dans l'explosion d'une mine au Mali

mercredi 21 février 2018 à 15:41 - Mis à jour le mercredi 21 février 2018 à 16:32 Par Géraldine Houdayer et Denis Souilla, France Bleu Drôme Ardèche et France Bleu

Deux soldats français ont été tués ce mercredi au Mali dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé. Les deux militaires morts faisaient partie du 1er régiment de spahis de Valence, dans la Drôme. Leur chef de corps, le Colonel Héon, a été blessé.

 Des soldats français patrouillent dans le centre du Mali le 1er novembre 2017.
Des soldats français patrouillent dans le centre du Mali le 1er novembre 2017. © AFP - Daphné Benoit

Deux soldats français ont été tués au Mali dans l'explosion d'une mine artisanale au passage de leur véhicule blindé, a annoncé l'Élysée dans un communiqué, confirmant de précédentes informations de source militaire. Le Colonel François-Xavier Héon, chef de corps des spahis, se trouvait également dans le véhicule et a été blessé.

Dans le même régiment à Valence

"C'est avec une très vive émotion que le président de la République a appris la mort en opération de _deux militaires du 1er régiment de spahis de Valence_, tués ce matin au Mali dans l'attaque à l'engin explosif improvisé de leur véhicule blindé", souligne le communiqué.  

Le président français Emmanuel Macron, qui a également réagi sur Twitter, "adresse à leurs familles et à leurs proches ses plus sincères condoléances" et "tient à saluer le courage des militaires français engagés au Sahel" dont la mission "permet de porter des coups sévères à l'ennemi", conclut le communiqué.  

Devant l'Assemblée nationale, la ministre des Armées, Florence Parly, a également fait part mercredi de sa "très vive émotion" à l'annonce de la mort des deux soldats français, à qui les députés ont rendu hommage, debouts, par de longs applaudissements.  "C'est toute la communauté militaire, aujourd'hui endeuillée, qui exprime sa solidarité et son soutien", a réagit la ministre.

"C'est avec douleur que j'ai appris la mort au combat ce matin au Mali du maréchal des logis-chef Étienne Mougin et du brigadier-chef de 1re classe Timothée Dernoncourt. (...) Nos spahis sont tombés dans l'accomplissement de leur mission alors qu'ils étaient engagés dans une vaste opération de contrôle de zone dans une région frontalière du Mali avec le Niger", a précisé Florence Parly dans ce communiqué. 

L'Armée de Terre poste ce mercredi soir sur son compte Facebook la photo des deux militaires morts en opération.

4000 militaires déployés au Sahel

Quelque 4000 militaires français sont déployées au Sahel dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane. Ces deux décès portent à douze le nombre de militaires français tués depuis le lancement de Barkhane, à l'été 2014.  Le 12 janvier, trois soldats de Barkhane avaient été blessés, dont un grièvement, lors d'un attentat-suicide à la voiture piégée contre leur convoi entre Ménaka et Indelimane, dans le nord-est du Mali.  

Bien que depuis 2013 les groupes liés à Al-Qaïda aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali, des zones entières du pays échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU (Minusma), régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes.  Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali.

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