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"Donald Trump n'a aucun respect pour les femmes" raconte une américaine de Sologne

Par Anne Oger, France Bleu Orléans mardi 8 novembre 2016 à 8:00

Kristie Anderson a connu Donald Trump dans les années 80 à New York
Kristie Anderson a connu Donald Trump dans les années 80 à New York © Radio France - Anne Oger

Kristie Anderson vit en France depuis trente ans, dont une grande partie en Sologne. Dans les années 80 à New York, elle a connu Donald Trump, elle sortait avec un de ses amis. "Il n'a pas changé" dit cette républicaine très inquiète d'une victoire de Trump à la présidentielle américaine

Kristie Anderson raconte cet épisode au coin du feu, dans sa ferme très isolée de Neung sur Beuvron, dans le Loir-et-Cher. Dans les années 80, elle vivait à New York, et elle sortait avec un ami de Donald Trump, à l'époque où celui-ci faisait construire sa fameuse "Trump Tower". "Je l'ai croisé souvent et il est exactement le même aujourd'hui. Il a exactement la même coiffure, la même personnalité. Pour moi, il était la caricature du nouveau riche". A l'époque Kristie Anderson n'appréciait déjà pas Donald Trump, "un mec qui pensait qu'à baiser", et aujourd'hui son avis n'a pas changé. "Quand j'ai appris qu'il serait le candidat républicain à la présidentielle, j'ai beaucoup ri, mais aujourd'hui je suis inquiète. Trump, s'il gagne, il va mener mon pays à la guerre civile. C'est l'équivalent américain de Marine Le Pen".

Je suis républicaine mais je ne peux pas voir quelqu'un comme Trump représenter notre pays

Comme tous les américains vivant à l'étranger, cette habitante de Neung sur Beuvron a déjà voté. Pour Hillary Clinton bien sûr. Elle qui avait déjà voté Obama en 2008, même si elle se dit toujours républicaine. Avec beaucoup de regrets, Kristie Anderson va sans doute devoir retourner s'installer aux Etats-Unis, pour des raisons fiscales. Y retourner dans un pays dirigé par Donald Trump, c'est très difficile pour elle de l'imaginer. "Pour moi il va tricher, c'est la pire des choses qui pourrait arriver. Je sais vraiment pas ce qu'il veut faire, lui, de ce pays".

"Une caricature de nouveau riche" témoigne Kristie Anderson