Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
International

Les élections allemandes risquent de freiner les futures réformes européennes

lundi 25 septembre 2017 à 13:31 Par Anja Vogel, France Bleu

Après sa victoire aux législatives, Angela Merkel va être reconduite pour un quatrième mandat au poste de chancelière. Mais pour avoir une majorité, elle va devoir composer avec les Libéraux, opposés à plus d'intégration européenne, et faire face à une extrême-droite qui y est franchement hostile.

Victoire amère pour Angela Merkel alors que l'extrême-droite devient la troisième force du Bundestag
Victoire amère pour Angela Merkel alors que l'extrême-droite devient la troisième force du Bundestag © Maxppp - Michael Kappeler

Si la réélection d'Angela Merkel pour un quatrième mandat ne faisait plus de doute, c'est dans la couleur politique de sa future coalition que réside la principale inconnue... et inquiétude pour les Européens. La continuité à savoir une nouvelle alliance avec le SPD aurait rassuré la plupart des dirigeants, français en tête, cela leur aurait permis de progresser sur les questions d'intégration européenne, de défense ou de politique étrangère; certains voyaient déjà l'ancien président du Parlement européen, Martin Schulz, le rival de la chancelière devenir son chef de la diplomatie. Mais ce n'est plus à l'ordre du jour: dès l'annonce de sa lourde défaite, le SPD a dit retourner dans l'opposition

Ces élections sont un test pour le couple franco-allemand et surtout pour Emmanuel Macron

Le président français est dans une attente prudente depuis sa propre élection et a d'ailleurs organisé la présentation de ses propositions sur l'avenir de l'Union en fonction du calendrier allemand. On devrait donc en savoir plus ce mardi 26 septembre, avec le "discours sur l'Europe" qu'Emmanuel Macron tiendra à La Sorbonne: c'est là que se situe la meilleure fenêtre de tir pour que ses propositions soient prises en compte dans les négociations pour la nouvelle coalition. Emmanuel Macron est inquiet d'une alliance avec des Libéraux, hostiles à toute solidarité financière, union bancaire, budget de la zone euro; ils prévoient au contraire d'en bannir les pays qui ne respectent pas ses règles budgétaires. A l'inverse, la gauche radicale et les Verts sont contre la rigueur budgétaire et favorable à une politique beaucoup plus sociale, dont la France aussi s'éloigne dangereusement actuellement à leurs yeux.

L'extrême-droite nationaliste et populiste: un nouveau défi pour l'Allemagne et une nouvelle source d'inquiétude pour les Européens

Après le soulagement exprimé lors de l'élimination de Marine Le Pen en France, l'entrée en force au Bundestag du mouvement Alternative für Deutschland crée un choc en Allemagne où aucun mouvement de ce type n'a jamais siégé avec autant de voix depuis le Troisième Reich. Créé en 2013 à l'origine contre les plans de renflouement de la zone euro, le parti s'est ensuite droitisé en rejetant la politique d'Angela Merkel sur les questions migratoires et de sécurité, et en axant ses attaques sur les migrants, les musulmans et la fin de la repentance pour les crimes nazis. En renonçant à une nouvelle alliance gouvernementale, le SPD permet aussi d'éviter qu'il devienne le premier parti d'opposition à la chambre des députés.

ECOUTER AUSSI la chronique Tous Européens