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Entre espoir et inquiétude, une Biélorusse de Besançon témoigne sur la situation dans son pays

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Par , France Bleu Besançon

Les manifestations se poursuivent à travers la Biélorussie pour réclamer le départ du président Loukachenko. Tatiana Doubko, une Biélorusse qui vit à Besançon, espère que le "dernier dictateur d'Europe" partira sans nouvelles effusions de sang.

Tatiana Doubko, vêtue d'une robe aux couleurs du drapeau historique de Biélorussie, porte une rose rouge comme les manifestants à Minsk
Tatiana Doubko, vêtue d'une robe aux couleurs du drapeau historique de Biélorussie, porte une rose rouge comme les manifestants à Minsk © Radio France - Christophe Mey

Tatiana Doubko suit au jour le jour l'évolution de la situation en Biélorussie, son pays d'origine. Arrivée à Besançon en 1998, où elle exerce le métier d'interprète, elle reste quotidiennement en contact avec ses parents, son frère et ses amis, installés à Minsk, la capitale. Les opposants au président Alexandre Loukachenko qui dirige le pays d'une main de fer depuis 1994, ne désarment pas après onze jours de manifestations consécutives. Ils l'accusent de fraudes massives lors de l'élection présidentielle  du dimanche 9 août 2020. Une partie des manifestations a été brutalement réprimée et suivie d'arrestations massives.

Pour Tatiana Doubko, le changement est en marche en Biélorussie. "Nous vivions dans la peur, lorsque j'appelais mes parents à Minsk ils refusaient de parler de politique de peur d'être sur écoute, les opposants étaient jetés en prison", se rappelle la jeune femme, "mais aujourd'hui la nouvelle génération est arrivée, elle s'informe sur internet, communique via les réseaux sociaux, c'est impossible qu'ils croient encore en ce président, alors que Loukachenko en est encore à l'ère post-soviétique" analyse-t-elle.

Nous avons besoin du soutien moral des Européens" - Tatiana Doubko, Biélorusse de Besançon

L'espoir est énorme du côté des partisans du changement. "C'est la liberté qu'on n'a pas eu après la chute du Mur de Berlin, il y a une euphorie, une solidarité incroyable, mes parents me racontent que les gens récoltent des fonds pour soutenir les ouvriers en grève, les paysans apportent de la nourriture aux manifestants". Mais Tatiana Doubko craint aussi un retour de bâton. "Mon frère est sorti manifester le soir du scrutin, il a pu rentrer sain et sauf, mais il y a eu 7000 arrestations, les gens ont été menacés, battus, torturés, on n'a plus peur, mais on s'inquiète d'éventuelles nouvelles répressions par la police ou l'armée".

Un compte Facebook sur la situation en Biélorussie

Tatiana vient de créer un compte Facebook pour suivre au plus près la situation et informer sur ce qui se passe en Biélorussie. "_Nous avons besoin du soutien moral des Franc-Comtois_, des Français et des Européens pour faire tomber la dernière dictature d'Europe", nous dit celle qui pour l'occasion s'est vêtue d'une robe rouge et blanche, les couleurs du drapeau historique biélorusse, déployé dans tous les cortèges de ces derniers jours. Dans sa main, une rose rouge, comme celles que les femmes arborent dans les manifestations à Minsk en signe de non-violence.

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