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International

Escalade militaire entre Israël et l'Iran : la communauté internationale appelle au calme

jeudi 10 mai 2018 à 19:50 - Mis à jour le jeudi 10 mai 2018 à 20:27 Par Viviane Le Guen, France Bleu

La communauté internationale appelle à la retenue face au danger d'une guerre ouverte entre Israël et l'Iran. Pour la première fois, les deux pays ont échangé des tirs de roquettes et de missiles en Syrie, sur le plateau du Golan, ce jeudi à l'aube.

Des tanks israéliens sur le plateau du Golan.
Des tanks israéliens sur le plateau du Golan. © Maxppp - JINI/Ayal Margolin

La communauté internationale appelle au calme ce jeudi soir alors qu'Israël a tiré plusieurs missiles sur des installations iraniennes en Syrie. Une escalade militaire inédite entre Israël et l'Iran. 23 personnes ont été tuées selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'Etat hébreu affirme avoir riposté à des tirs de roquettes iraniennes contre la partie du plateau du Golan sous son contrôle.

Washington soutient "le droit d'Israël à agir pour se défendre"

L’Iran a franchi une "ligne rouge" a commenté le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, sur Twitter. "Notre réaction a été en conséquence", a-t-il ajouté.

Alliés d’Israël, les Etats-Unis ont dénoncé les tirs iraniens en soutenant "le droit d’Israël à agir pour se défendre". "Le déploiement par le régime iranien de systèmes de missiles et de roquettes offensives en Syrie, qui visent Israël, est un développement inacceptable et très dangereux pour tout le Moyen-Orient", a ajouté la Maison Blanche dans un communiqué. "Les Etats-Unis appellent aussi toutes les nations à dire clairement que les actions du régime iranien représentent une menace sévère pour la paix et la stabilité internationale."

Berlin, Londres, Paris et Moscou appellent à la retenue et au dialogue

Depuis Aix-la-Chapelle (Allemagne) où il a reçu le prix Charlemagne, Emmanuel Macron a appelé à la "désescalade". Le ministère français des affaires étrangères a également demandé "à l’Iran de s’abstenir de toute provocation militaire et le met en garde contre toute tentation d’hégémonie régionale".

Il en va "de la guerre ou de la paix" au Proche-Orient a pour sa part estimé Angela Merkel. La situation est "extrêmement compliquée", a ajouté la chancelière qui a appelé l'ensemble des parties à la "retenue".

"Israël a le droit de se défendre" a concédé Londres qui appelle "toutes les parties au calme" et la Russie "à utiliser son influence en Syrie pour prévenir de nouvelles attaques iraniennes."

Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a, pour sa part, appelé l’Iran et Israël "au dialogue". Le recours à la force "est une tendance très inquiétante, nous partons du principe que toutes les questions doivent être résolues par le dialogue", a-t-il déclaré La Russie qui entretient des relations privilégiées avec les deux pays, et est alliée à Bachar al-Assad, apparaît de fait comme un intermédiaire.

Situation volatile

Si un pas a été franchi dans l'hostilité israélo-iranienne en Syrie, où l'Iran aide militairement le régime de Bachar al-Assad, le point de non-retour n'est pas atteint selon plusieurs experts interrogés par l'AFP. Ils font valoir combien la situation est volatile et sujette aux intentions iraniennes et israéliennes d'en rester là ou non.

Israël assure ne pas chercher l'embrasement, tout en se disant prêt à tous les scénarios. L'Iran ne veut pas de "nouvelles tensions" dans la région a réagi le président Hassan Rohani dans la soirée.